Nous vous l’annoncions en exclusivité c’est désormais officiel. Angers SCO a officialisé la nomination de Stéphane Gilli comme nouvel entraîneur pour les deux prochaines saisons. Il succède à Alexandre Dujeux, parti à Lorient. Le directeur sportif Laurent Boissier, le président Jérôme Negroni et Gilli lui-même ont pris la parole. Les mots choisis dessinent un projet clair, ancré dans la continuité, porté par une ambition assumée.
Le SCO n’a pas traîné. Dujeux officiellement parti vers Lorient ce mardi, Angers annonce son successeur dans la foulée. Stéphane Gilli, dont le CV multiplie les expériences dans le football professionnel français et à l’international, débarque avec une mission précise : poursuivre ce qui a été construit, sans tout casser, en ajoutant son empreinte.
Boissier : «Gilli ? Un choix qui nous a paru évident»
Le directeur sportif Laurent Boissier a posé les bases de la nomination avec une franchise directe. «Nous sommes très heureux d’accueillir Stéphane Gilli à Angers SCO pour les deux prochaines saisons. C’est un choix qui nous a paru évident et qui a été validé par le Président du Conseil de Surveillance.»
Gilli n’était pas le résultat d’un long processus de recherche tortueux, mais un profil identifié, suivi, choisi. Boissier insiste sur la diversité du parcours : «Stéphane possède un CV qui parle pour lui, avec divers clubs et sélections nationales.» Clubs professionnels et expériences internationales : le profil dépasse le cadre hexagonal, ce qui est rare pour un recrutement en Ligue 1 avec les contraintes budgétaires du SCO.
La phrase de conclusion de Boissier ancre Gilli dans une logique de continuité : «On espère continuer le travail qui a été commencé il y a un certain temps maintenant.» Trois ans et demi de Dujeux ne s’effacent pas. Ils servent de fondation.
Negroni : «Son expérience, sa rigueur et sa vision du jeu»
Le président Jérôme Negroni a mis trois mots au centre de son discours de bienvenue : expérience, rigueur, vision. «Son expérience, sa rigueur et sa vision du jeu correspondent pleinement à ce que nous voulons bâtir à Angers SCO.»
La formulation est soignée. Ce n’est pas «ce que nous avons construit», c’est «ce que nous voulons bâtir». Le projet angevin n’est pas terminé, il est en construction. Gilli n’arrive pas pour gérer l’existant, il arrive pour participer à quelque chose d’encore ouvert.
Negroni met aussi en avant la dimension fédératrice attendue du nouvel entraîneur : «Stéphane connaît les exigences du haut niveau et saura, nous en sommes convaincus, fédérer le groupe autour d’un projet de jeu ambitieux.» Après le départ de Dujeux, qui avait créé une unité forte entre staff et joueurs, la question du lien humain est centrale. Negroni y répond par anticipation.
Gilli : le collectif comme boussole
Le nouvel entraîneur, lui, a parlé en homme de terrain qui sait où il met les pieds. Pas d’envolées lyriques, pas de promesses de titre. Un discours ancré dans le travail et le collectif élargi. «On va continuer le travail qui a été commencé depuis quelques années, notamment avec le staff précédent, et surtout avec l’aide des supporters, car c’est très important.»
Citer explicitement le staff précédent dans son discours d’arrivée, c’est un geste rare et intelligent. Gilli ne prétend pas repartir de zéro. Il reconnaît ce qui a été fait, et il s’en sert comme appui.
Sa philosophie est posée clairement : «Je parle toujours d’un projet collectif, de la direction jusqu’aux personnes qui travaillent dans ce Club, qui sont au service des joueurs et du staff. Toutes ces personnes doivent être impliquées.» Un entraîneur qui pense en système plutôt qu’en ego. À Angers, avec un budget parmi les plus serrés de Ligue 1, c’est exactement le profil qu’il fallait.
Source : Angers SCO (communication officielle)


