Éric Roy va quitter le Stade Brestois. Plus la reprise approche, plus le départ du coach breton se confirme. Et Denis Le Saint a une idée bien précise pour la succession : confier les rênes de l’équipe au tandem Julien Lachuer et Bruno Grougi, les deux adjoints maison. Un choix qui en dit long sur l’état des finances brestoises.
Roy bientôt parti, le projet Le Saint prend forme au Stade Brestois
Selon Mohamed Toubache-Ter, la tendance est claire. Ce n’est plus un secret. Éric Roy, celui qui avait emmené les Pirates en Ligue des champions et construit une identité de jeu reconnue dans toute la France, devrait quitter le navire. Il s’en est plaint en interne à plusieurs reprises : le manque de moyens et d’ambition de la direction l’a épuisé. Son départ est prévisible, on s’en rapproche chaque semaine.
Dans ce contexte, Denis Le Saint ne chercherait pas un entraîneur extérieur. Sa réponse : promouvoir le duo Lachuer-Grougi en interne. Deux hommes du club, deux fidèles de la maison, pour assurer la continuité dans la tempête.
Lachuer et Grougi : qui sont-ils ?
Julien Lachuer, 49 ans, natif de Saint-Maur, est l’adjoint d’Éric Roy depuis décembre 2022. Il a passé l’essentiel de sa carrière de technicien à Brest, d’abord comme entraîneur des gardiens de 2010 à 2022, avant de monter en grade. Avant ça, il avait également officié comme entraîneur des gardiens à Angers et Amiens. Un homme de l’ombre, formé à la culture brestoise, qui connaît le club dans ses moindres recoins.
Stade Brestois : Le vide qui terrorise Brest avant l’été
Bruno Grougi, 43 ans, né à Caen, martiniquais, est lui aussi un pur produit de la maison. Entraîneur des jeunes, entraîneur de Brest B qu’il a conduit sur 30 matchs avec un PPM de 1,60, puis intérimaire sur le banc pro en octobre 2022 avant l’arrivée de Roy. Il est adjoint de Roy depuis janvier 2023. Son expérience en tant que numéro un reste limitée, mais sa connaissance du groupe et du projet est totale.
Stade Brestois : Un choix contraint par la réalité financière
Promouvoir deux adjoints maison plutôt que de recruter un entraîneur sur le marché, ce n’est pas un caprice. Ce serait une décision essentiellement économique. Le Stade Brestois entre dans l’été le plus incertain de son histoire récente. Grégory Lorenzi est parti à l’OM sans être remplacé. Le club ne recruterait qu’en prêt cet été. Et Denis Le Saint a lui-même reconnu publiquement que la cagnotte de la Ligue des champions s’épuise et que la baisse des droits TV contraint le club à se réinventer. Embaucher un entraîneur avec un salaire de Ligue 1 dans ce contexte, c’est un luxe que Brest ne veut se payer sans réelle réflexion.
Un pari risqué sur la fidélité
Le choix du tandem Lachuer-Grougi est cohérent avec la philosophie du club : la continuité, la fidélité, la formation interne. Mais la Ligue 1 sans Roy, sans Lorenzi, avec un mercato réduit au minimum et deux adjoints promus numéros un pour la première fois à ce niveau, c’est un défi considérable.
Denis Le Saint a dit lui-même qu’il voulait que le Stade Brestois soit différent, inventif, créatif. Confier l’équipe à Lachuer et Grougi, c’est peut-être la définition la plus honnête de cette promesse. Ou l’aveu que les moyens ne laissent plus le choix. A confirmer dans les semaines à venir.


