RC Lens. 91 jours. C’est tout ce qu’aura duré le bail de Dino Toppmöller sur le banc lensois, un record qui le place directement sur le podium des mandats les plus courts de l’histoire du club, juste derrière une légende du genre.
Toppmöller, le deuxième plus éphémère de l’histoire lensoise
Avec seulement 91 jours passés sur le banc du RC Lens, Dino Toppmöller se classe deuxième au classement des entraîneurs les plus éphémères de l’histoire du club depuis l’après-guerre, juste derrière Guy Roux et son passage éclair de 81 jours, et devant Philippe Redon, remercié après 103 jours. Un chiffre qui illustre l’ampleur de la désillusion lensoise après un mois seulement de compétition officielle.
Oughourlian déjà à son deuxième licenciement en cours de saison
Ce nouveau départ constitue le deuxième licenciement d’un entraîneur en cours de saison sous la présidence de Joseph Oughourlian, après celui de Philippe Montanier, dont le passage avait duré 644 jours. Une statistique qui interroge sur la stabilité du projet sportif lensois, même si le club conservait jusque-là un souvenir plus heureux de ses deux derniers choix.
RC Lens : Toppmöller débarqué, un nouveau nom déjà pressenti
RC Lens : Un club historiquement prompt à trancher
Sur les 36 entraîneurs qui se sont assis sur le banc du RC Lens depuis l’après-guerre, 14 ont été remerciés avant le terme de leur contrat, soit 39 % d’entre eux. Une proportion qui confirme que le RC Lens sait trancher rapidement quand il l’estime nécessaire, entre des mandats extrêmement courts comme ceux de Guy Roux, Toppmöller ou Arnold Sowinski (121 jours), et d’autres qui ont tenu bien plus longtemps avant d’être stoppés, à l’image de Joël Muller (1 303 jours), Jean-Guy Wallemme (950 jours) ou Karel Michlowski (913 jours).
| Entraîneur | Durée (jours) |
|---|---|
| Guy Roux | 81 |
| Dino Toppmöller | 91 |
| Philippe Redon | 103 |
| Arnold Sowinski | 121 |
| Rolland Courbis | 253 |
| Slavoljub Muslin | 259 |
| Alain Casanova | 433 |
| Jean-Louis Garcia | 484 |
| Philippe Montanier | 644 |
| Daniel Leclercq | 822 |
| Arnaud Dos Santos | 883 |
| Karel Michlowski | 913 |
| Jean-Guy Wallemme | 950 |
| Joël Muller | 1 303 |
Haise et Sage, les deux derniers exemples de réussite
Ce qui rend le cas Toppmöller d’autant plus frappant, c’est le contraste avec les deux précédents choix effectués par le club sang et or. Franck Haise était resté 1 587 jours sur le banc lensois, pour 80 matchs dirigés et 26 victoires obtenues. La saison dernière, Pierre Sage, avait lui aussi laissé une bonne image en seulement 364 jours, avec 40 matchs disputés pour 28 victoires. Deux mandats jugés réussis qui tranchent nettement avec la parenthèse Toppmöller, refermée en un temps record.
RC Lens : Une pression qui interroge sur la suite
Reste à savoir si ce nouveau changement précipité s’inscrira dans la continuité des réussites récentes ou marquera au contraire un retour aux instabilités passées du club. Avec Yannick Cahuzac pressenti pour prendre l’intérim aux côtés de Bilal Hamdi, Lens espère retrouver rapidement de la sérénité, dans un club où l’histoire démontre que la patience n’a jamais été la qualité première de la direction lorsque les résultats ne suivent pas.


