La vente totale de l’OGC Nice n’aura pas lieu. Inéos va céder une partie de ses parts à un repreneur encore anonyme, mais restera actionnaire minoritaire et conservera la main sur la politique sportive. Un accord hybride est imminent.
Le deal qui ne ressemble à rien de prévu
Depuis des mois, la cession totale du club semblait inéluctable. Inéos cherchait une porte de sortie, les candidats se manifestaient, les rumeurs s’enchaînaient. Le résultat est tout autre. Selon les informations d’ICI Azur, le groupe britannique de Jim Ratcliffe va vendre une part majoritaire à un repreneur dont l’identité reste soigneusement tenue secrète, tout en conservant une participation minoritaire. Mieux : Inéos garderait la charge de la politique sportive et reviendrait vraisemblablement comme sponsor maillot. Sept ans après son arrivée en grande pompe sur la Côte d’Azur, le groupe britannique reste dans le paysage niçois, qu’on le veuille ou non.
OGC Nice : Le Gym pourrait récupérer 7 millions d’euros inespérés
Deux lectures s’affrontent. Soit Ratcliffe est plus attaché au Gym qu’il ne l’a laissé entendre. Soit, plus vraisemblablement, le club s’est révélé tout simplement invendable en l’état, dettes comprises. L’accord avec le mystérieux repreneur permettrait justement d’éponger ces dettes dans une forme de transition vers un désengagement total à terme.
La continuité dans les bureaux de l’OGC Nice
Le schéma retenu écarte Jean-Claude Blanc d’une reprise en main sportive. C’est Maurice Cohen qui devrait rester aux commandes, épaulé par Roger Ricort comme conseiller et Geoffrey Moncada au poste de directeur sportif. Les officialisations sont attendues en début de semaine, une fois l’accord finalisé avec le nouvel actionnaire majoritaire.
Reste ensuite l’essentiel : trouver un entraîneur, lancer un mercato, définir des ambitions pour une saison qui se jouera sans Coupe d’Europe. Le timing est serré, mais la structure décisionnelle sera au moins clarifiée.
Une formule qui a ses avantages
La formule hybride n’est pas sans intérêt dans ce contexte. Un rachat total par un investisseur inconnu, sans filet de sécurité sportif, aurait représenté un risque réel pour la continuité du projet. Là, Inéos garde les clés du recrutement et de la stratégie footballistique, ce qui rassure sur la cohérence du projet à court terme. La révolution attendra. Faute de mieux, comme le résume ICI Azur.


