Le Paris FC a frappé fort sur son secteur offensif cet été avec les arrivées de Lassine Sinayoko et Pablo Pagis. Objectif affiché : enfin trouver le buteur qui a manqué toute la saison dernière. La Data confirme le bien-fondé de ce choix, tout en questionnant l’équilibre d’un secteur offensif désormais pléthorique.
Co-dixième attaque de Ligue 1 avec 47 buts inscrits, à égalité avec Toulouse, le Paris FC savait qu’il devait frapper un grand coup sur le marché des attaquants. Ni Willem Geubbels, 5 buts en 24 matchs, ni Jean-Philippe Krasso, 2 buts en 25 matchs, ni Ciro Immobile, recruté en renfort de janvier avec seulement 2 réalisations en 12 rencontres, n’ont réussi à endosser durablement le costume de buteur numéro un. Il aura fallu attendre la fin de saison sous les ordres d’Antoine Kombouaré pour voir l’attaque parisienne se libérer, avec quatre matchs à trois buts ou plus lors des huit dernières journées.
Sinayoko, un contraste XXL avec Immobile
Pour corriger le tir, la direction parisienne a jeté son dévolu sur Lassine Sinayoko. L’international malien, auteur de 12 des 35 buts d’Auxerre la saison passée lors du maintien in extremis de l’AJA, débarque contre un chèque avoisinant les 10 millions d’euros bonus compris. À 26 ans, l’ancien Auxerrois coche toutes les cases recherchées par le club de la capitale.
Les chiffres confirment l’ampleur de l’écart avec l’ancien titulaire du poste. Sur les indicateurs offensifs, Sinayoko écrase littéralement Immobile : 70 sur les buts contre 43, 82 sur les tirs cadrés contre seulement 27, et surtout 87 sur les duels offensifs gagnés contre 5 pour l’Italien. Même verdict sur les dribbles réussis, 80 contre 7, et sur les actions défensives réussies, 69 contre 22. Seul le registre des passes vers la surface penche légèrement en faveur d’Immobile, 69 contre 64, un indicateur qui souligne le profil plus jeune de jambes et plus mobile de Sinayoko. Marco Neppe, le directeur sportif parisien, ne cache pas son enthousiasme : « Il nous rendra meilleurs grâce à ses qualités techniques, son physique, son intelligence de jeu, sa motivation et son engagement, mais aussi sa personnalité. »

Sinayoko et Immobile Saison 25 26 Ligue 1 PFC
Pagis, la touche technique en soutien
Pour accompagner son nouvel avant-centre, le Paris FC a également recruté Pablo Pagis. À 23 ans, l’ancien Lorientais sort d’une première saison pleine en Ligue 1, 10 buts et 5 passes décisives en 28 matchs, et pourrait évoluer en soutien de Sinayoko ou sur un côté selon le système choisi par Liam Rosenior.
Les données confirment la belle saison réalisée par Pagis sur le plan offensif : 95 sur les buts et 95 également sur les buts moins l’expected goals, deux indicateurs qui traduisent une grande efficacité devant le but. Ses standards de création restent également solides, avec 99 sur les passes progressives et 98 sur les passes dernier tiers. En revanche, sur le plan physique, Pagis affiche un profil plus modeste que ses futurs coéquipiers, avec seulement 67 sur la distance parcourue et 49 sur la distance à haute intensité, des standards nettement inférieurs à ceux d’Ilan Kebbal, déjà présent dans l’effectif parisien.
La comparaison en plaçant les 3 toirs en tant que milieu offensif la saison dernière.

Kebbal et Simon, deux profils complémentaires déjà en place au PFC
Ilan Kebbal, laissé à part par ces deux dernières recrues, reste un pilier de l’animation parisienne. Ses standards de création sont impressionnants : 98 sur les passes réceptionnées, 99 sur les passes progressives et 95 sur les passes dernier tiers. Son volume physique est également conséquent, 86 sur la distance parcourue et 89 sur la distance à faible intensité, bien au-dessus de celui de Pagis.
Comparaison au poste d’ailier :

Moses Simon, également présent dans l’effectif, complète ce trio par un profil résolument différent, plus explosif que créatif. Il domine largement sur les courses progressives, 97, les dribbles réussis, 79, et la pointe de vitesse, 61 km/h, la meilleure des trois. En contrepartie, sa contribution en construction reste très en retrait, avec seulement 7 sur les passes dernier tiers et 27 sur les passes en profondeur.
Reste à savoir comment Liam Rosenior comptera articuler ces trois profils. Face à Reims lors du premier match de préparation (1-0), le Paris FC a évolué en 4-3-3, mais un 4-2-3-1 avec Sinayoko en pointe et Simon, Pagis et Kebbal en soutien reste une option sérieuse pour la suite de la préparation.
Comparaison physique :
PFC : Un pari collectif à confirmer sur le terrain
Entre un buteur affichant des standards nettement supérieurs à ceux de son prédécesseur et un soutien technique déjà rodé à la Ligue 1, le Paris FC a clairement muscler son secteur offensif sur le papier. Reste désormais à transformer cette densité en résultats concrets, et à trouver le bon dosage entre Sinayoko, Pagis, Kebbal et Simon pour ne pas retomber dans les travers de la saison passée.
Source : L’Équipe, Data’Scout



