Killian Corredor n’a pas hésité longtemps avant de dire oui au FC Nantes. Présenté cette semaine en conférence de presse, l’attaquant revient sur son choix de quitter l’Allemagne, sur l’attente immense autour du club après la descente, et lâche une punchline sur l’état du groupe nantais qui risque de faire parler.
Pourquoi le FC Nantes ?
Quelles attentes ?
Killian Corredor (FC Nantes) : « Je ne l’appréhende pas forcément. Je suis venu amener mon côté un peu insouciant, ma passion, mon caractère. Je ne pense pas à ce qui s’est passé l’année dernière. Moi, je suis arrivé là, je sais pourquoi je suis là et je connais les objectifs qu’on s’est fixés. C’est tout ce qui est important. »
Quel profil pour le FC Nantes ?
Killian Corredor (FC Nantes) : « Des passionnés, des mecs qui vont avoir la grinta, qui vont vouloir mouiller le maillot pour atteindre notre objectif, qui est clairement de remonter en Ligue 1. »
Mercato FCN : Killian Corredor le Profil Data
Pourquoi le choix FC Nantes ?
Killian Corredor (FC Nantes) : « Tout simplement parce que j’ai eu le coach, j’ai eu aussi le président, et j’ai été convaincu par ce qu’ils m’ont dit, par le projet, et aussi par ma place au sein du groupe et du vestiaire. »
Une expérience forte en Allemagne
Killian Corredor (FC Nantes) : « Je ne retiens que du positif : les stades, l’ambiance. Franchement, c’est vraiment un pays de football, c’est quelque chose d’incroyable. J’ai découvert aussi un nouveau football, une nouvelle mentalité, beaucoup d’intensité, un cadre assez strict. Non, je ne retiens que du positif, je pense que j’ai passé des caps là-bas.
J’ai souhaité revenir en France. C’était plus des raisons personnelles, un peu extrasportives, mais aussi parce que j’aime la France, tout simplement, et que j’ai toujours rêvé de jouer dans des grands clubs français. »
FC Nantes : Objectif Ligue 1
Killian Corredor (FC Nantes) : « Forcément. Je n’ai connu que la deuxième division depuis que je suis professionnel. Mon objectif, c’est d’aller en Ligue 1, tout simplement, et je pense qu’au FC Nantes, j’ai une chance de la connaître.
Le FC Nantes ? C’est un grand club. Que ce soit mon père, mon grand-père, mes amis, ma famille, tout le monde connaît ce club, tout le monde connaît son palmarès en France. C’est quelque chose de fort d’arriver ici et de porter ces couleurs.
La Beaujoire, je n’y suis jamais allé, je n’y ai jamais joué. J’ai hâte de la découvrir. Mais je la connais parce que je regarde les matchs à la télé, et je sais que c’est une ambiance incroyable. »
Quel poste pour Corredor ?
Killian Corredor (FC Nantes) : « En attaque. Que ce soit à deux attaquants, tout seul, ou même à dix, je me sens bien. Après, c’est vrai que je suis assez polyvalent. En Allemagne, j’ai joué à huit postes différents. Mais je me sens beaucoup mieux en attaque.
Il faut que je retrouve mes sensations devant le but. Comme je l’ai dit, en Allemagne j’ai joué numéro 8, donc j’étais assez loin des buts. Il faut aussi que la préparation serve à trouver des automatismes avec les coéquipiers. On est pas mal de nouveaux joueurs dans le onze sur les matchs de prépa, donc il va falloir trouver ces automatismes, et assez rapidement, parce que dans deux semaines c’est le début du championnat. »
Un forte pression au FC Nantes
Killian Corredor (FC Nantes) : « Avec la descente de l’AS Monaco en Ligue 2, l’objectif primordial est de remonter. C’est une pression, mais une bonne pression. On a tous hâte de commencer le championnat. On sait l’attente qu’il y a autour de cette saison, on sait que ça ne sera pas facile. Je pense qu’on est sur une Ligue 2 vraiment belle cette année, je ne sais pas si on en a déjà eu une aussi relevée. On va avoir besoin de tout le monde : le groupe, les supporters, tous les dirigeants, tout le club. Mais on a hâte, et cette pression, c’est une bonne pression.
Il faut être un groupe, il faut être solidaire, il faut vraiment créer un noyau. Je pense que c’est ça qui fera la différence, parce que tous les matchs sont compliqués. Il n’y a pas de match facile, on joue contre de belles équipes, de bons joueurs. Ça va passer par créer une solidarité et un vrai groupe, je pense que ce sera le mot clé. Parce que pour l’instant, ce groupe n’existe pas encore, il n’est pas encore constitué, pas encore assez fort. Mais ça commence, on s’entend tous bien, on commence à créer certaines choses. Après, ça prend du temps, forcément, on est pas mal de nouveaux, ça fait deux semaines qu’on est là. Il va falloir du temps pour que la cohésion soit vraiment bonne. Mais on a encore une semaine et demie devant nous pour créer ces liens, et je pense qu’on sera prêts pour le 8 août. »
Les ingrédients pour monter
Killian Corredor (FC Nantes) : « Il faut être régulier, il faut avoir un gros groupe. Comme je l’ai dit, l’année où on l’a loupée de peu à Rodez, on manquait d’énergie à la fin, mais on n’était pas une équipe destinée à jouer la montée, ce qui ne sera pas le cas ici. Et à Darmstadt, l’année dernière, il nous manquait tout simplement ce truc de solidarité, d’être un vrai groupe, une famille. C’est ce qu’il va falloir mettre en place sur toute la saison.
Les principaux adversaires ? Forcément, tout le monde pense à Saint-Étienne, à Metz, des clubs habitués aux montées et aux descentes. Mais je pense que toutes les équipes peuvent jouer la montée : je pense à Montpellier, à Guingamp, même au Red Star qui joue souvent les playoffs, même à Rodez qui, sur les dernières années, a prouvé au résultat. Toutes les équipes sont très dangereuses, chaque match sera vraiment difficile. »


