C’est quasi officiel. Luc Holtz va devenir le nouvel entraîneur du FC Metz. L’Équipe confirme l’information de Moselle TV : le Luxembourgeois de 56 ans devrait être présenté à la presse en fin de semaine. Les supporters messins, eux, ne décolèrent pas.
Bernard Serin a tranché. Après avoir exploré les pistes Pantaloni, Gilli et Taquin, le président messin a porté son dévolu sur Luc Holtz. Un nom qui ne fait pas l’unanimité, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais un profil que Metz suivait depuis longtemps : le club avait déjà tenté de le recruter en janvier, au moment du limogeage de Stéphane Le Mignan, et même en 2017. Cette fois, les planètes sont alignées.
FC Metz : Le timing enfin favorable pour boucler le dossier
En janvier, Holtz n’avait pas pu se libérer de son contrat avec Mannheim. La situation a changé. Le 23 mai, au terme d’une finale de Coupe régionale remportée par ses joueurs, il a annoncé son départ du club de D3 allemande. «C’était mon dernier match pour le Waldhof Mannheim», avait-il lâché au micro de la SWR. Mannheim et Metz s’étaient déjà entendus fin mai pour libérer le technicien de son contrat. Le club allemand aurait d’ailleurs déjà trouvé son remplaçant.
Holtz avait joué la prudence sur la piste messine : «L’offre reste une possibilité, mais rien n’a été décidé.» Depuis, plusieurs sources en Allemagne et en Moselle confirment son arrivée toute proche. La présentation à la presse pourrait intervenir dès cette semaine.
Luc Holtz : Un profil solide sur le papier ?
Sur le papier, le CV tient plutôt la route. Holtz a dirigé la sélection luxembourgeoise de 2010 à 2025, soit 144 matchs à la tête des Roud Léiwen. Il a construit une équipe capable de rivaliser avec des nations bien mieux dotées, imposant une organisation tactique claire en 4-2-3-1. Son passage à Mannheim cette saison : 36 matchs, 19 victoires, une PPM de 1,58, et une Coupe régionale soulevée en guise d’adieu.
Ce que Holtz maîtrise : la gestion d’un groupe sur la durée, la solidité défensive, la construction d’un collectif dans un contexte contraint. Ce qu’on ne sait pas encore : sa capacité à s’adapter au rythme et aux exigences de la Ligue 2, championnat qu’il n’a jamais pratiqué.
Les supporters messins montent au créneau
La réaction sur les réseaux sociaux est sans équivoque. Les supporters du FC Metz n’ont pas accueilli la nouvelle avec enthousiasme. Les tweets se multiplient, acerbes. «Honteux ! On veut absolument descendre en L3… avec le nombre d’entraîneurs qui connaissent la L1/L2», lâche l’un d’eux, égrenant une liste de noms disponibles : Pélissier, Furlan, Dupraz, Aristouy, Gilli, Dall’Oglio, Guion, Makelele. «Je sais reconnaître une équipe qui finira entre la 10e et la 15e place», tranche un autre. Un troisième est encore plus direct : «Même pour la N3 je le prends pas.»
Le grief principal est clair : pourquoi aller chercher un technicien inconnu de la Ligue 2 quand le marché regorge de profils expérimentés dans l’antichambre ? La question est légitime. Metz a besoin de remonter vite. Le club avait l’embarras du choix. Serin a opté pour un nom qui lui est proche, ce que certains supporters ne manquent pas de souligner : «Équipe en milieu de tableau de D3, copain de Bernard.»
Le FC Metz avance déjà sur le recrutement
Signature ou pas, Metz n’attend pas. Le club travaille déjà à la construction de l’effectif qui visera la remontée. Un mercato qui devra être ambitieux pour un club qui sait que la Ligue 2 ne ressemble pas à la Ligue 1 et que chaque saison supplémentaire dans l’antichambre coûte sportivement.
Holtz débarque dans un contexte tendu. Il devra convaincre vite, ou confirmer les craintes de ceux qui n’y croyaient pas depuis le début.


