Un protocole d’accord signé avec un fonds britannique, une condition fixée à 70 millions d’euros de ventes, mais un Waldemar Kita qui dément « avec vigueur » : la vente du FC Nantes refait surface, entre indiscrétions de presse et démenti ferme du président nantais.
La Tribune révèle un protocole d’accord signé avec des investisseurs britanniques
L’information vient de La Tribune, relayée par le journaliste Emmanuel Merceron : un protocole d’accord pour la vente du FC Nantes aurait été signé avec un fonds britannique, sur une base d’environ 70 millions d’euros. Cet accord resterait toutefois soumis à condition. Selon des développements ultérieurs, cette vente serait conditionnée à la réalisation de 70 M€ de ventes de joueurs cet été par le club nantais, sans que le montant exact de l’opération n’ait filtré précisément.
Face à ces révélations, Waldemar Kita a rapidement réagi en démentant fermement l’information, évoquant selon les termes rapportés une « fausse rumeur ».
FC Nantes : Un club à un tournant, entre ambitions de vente et incertitudes récurrentes
Cette nouvelle rumeur de cession intervient alors que le FC Nantes traverse une période charnière, comme le souligne une analyse de Ouest-France. Le club, qui vient de connaître sa première relégation en quarante-quatre ans de présence dans l’élite, cherche à rebondir immédiatement en Ligue 2, sous la houlette de Michel Der Zakarian, déjà artisan de la précédente remontée éclair du club en 2013.
Une vente reste d’actualité en coulisses depuis plusieurs semaines, même si Waldemar Kita a toujours démenti tout accord conclu à ce jour. Le dispositif financier prévu par la direction nantaise reposerait sur une condition simple : que le club réalise 70 millions d’euros de ventes lors de l’actuel mercato. Un objectif déjà en bonne voie selon l’article, puisqu’un protocole d’accord aurait été signé avec un groupe d’investisseurs, dont les fonds seraient d’origine britannique.
Un mercato déjà avancé sur les ventes stratégiques
Concrètement, le club aurait déjà parcouru un bon bout de chemin vers cet objectif financier. Le départ de l’attaquant Matthis Abline vers Monaco a permis d’engranger 30 millions d’euros, soit le transfert record du club. S’ajoute à cela celui du gardien Alban Lafont vers la Turquie. Reste la question du prix de rachat global du club, qui n’a pas filtré précisément à ce stade.
Waldemar Kita, encore propriétaire du club en Ligue 1, confierait en privé des attentes fixées à 120 millions d’euros, un montant jugé important pour un club classé au-delà de la 12e place lors de huit des neuf dernières saisons, et qui n’est propriétaire ni du stade de la Beaujoire ni du centre d’entraînement de la Jonelière.
FC Nantes : Une rumeur qui n’est pas la première du genre
Sur les réseaux sociaux, plusieurs observateurs du club, dont le journaliste Simon Reungoat, rappellent que ce type d’annonce n’a rien d’inédit à Nantes. Depuis vingt ans, de nombreuses fausses rumeurs de vente ont circulé autour du club, entrecoupées de quelques véritables tentatives avortées, notamment celle portée par le Collectif Nantais, incluant déjà un fonds britannique dont une offre à 80 millions d’euros aurait pu être consultée à l’époque. Une hypothèse reprise par plusieurs internautes, qui n’excluent pas qu’il puisse s’agir du même fonds revenu à la charge, une pratique jugée habituelle dans ce type de dossiers étalés sur plusieurs années avant qu’une offre ne soit acceptée.
Sollicité, l’entourage de Kita dément toute signature
Interrogé sur le sujet par Ouest-France, l’entourage de Waldemar Kita a répondu par l’intermédiaire de proches en démentant formellement toute signature de protocole d’accord, évoquant une rumeur totalement infondée circulant déjà depuis plusieurs mois, dont le seul but supposé serait de déstabiliser le club.
FC Nantes : Un dossier à suivre de près dans les prochaines semaines
Entre les révélations de La Tribune, le démenti ferme de Waldemar Kita, et l’historique déjà chargé de rumeurs similaires autour du club nantais, ce nouveau feuilleton illustre bien la défiance et l’incertitude qui entourent la question de la propriété du FC Nantes depuis plusieurs années. Reste à savoir si cette fois, contrairement aux précédentes tentatives, le dossier connaîtra une issue concrète.


