Max-Alain Gradel a accordé une interview à Top Mercato. L’ancien attaquant ivoirien, qui a porté le maillot vert de 2011 à 2015, répond à tous les sujets : la douleur des barrages, ses doutes sur Cathro, et sa conviction que l’ASSE remontera la saison prochaine.
117 matchs, 31 buts, quatre saisons au Chaudron. Max-Alain Gradel connaît l’ASSE de l’intérieur et continue de suivre le club de près. Pour Top Mercato, il a accepté de se livrer sur une intersaison qui s’annonce chargée pour les Verts, encore en Ligue 2 après un nouvel échec en barrages face à Nice.
Nice, la blessure de l’ASSE
La défaite en barrages (0-0, 1-4) fait encore mal. Gradel ne s’en cache pas : «Cette défaite contre Nice a été douloureuse, car j’espérais vraiment que l’ASSE allait remonter en L1, là où est sa place. Les joueurs, après une saison difficile et longue, semblaient fatigués. Cela s’est vu en fin de championnat, où l’ASSE a laissé filer la seconde place.»
Un constat franc qui rejoint celui de beaucoup de supporters. L’ASSE avait les armes pour terminer deuxième. Elle a fini troisième, s’est retrouvée en barrages, et a payé cash la fatigue accumulée sur l’ensemble de l’exercice. Gradel refuse pourtant de sombrer dans le pessimisme : «Je suis confiant pour la saison à venir. Saint-Etienne fera partie des favoris et je pense que l’équipe retrouvera l’élite la saison prochaine.»
Cathro : «C’est un pari»
Le choix d’Ian Cathro pour succéder à Philippe Montanier ne convainc pas totalement l’ancien Vert. : «Sincèrement, je ne le connais pas bien. Je m’attendais davantage à ce que le club recrute un entraîneur français connaissant bien la Ligue 2. Mais pourquoi pas ? Cet Écossais a visiblement fait du bon travail au Portugal. C’est un pari, parfois cela fonctionne, parfois non, comme avec Eirik Horneland.»
Gradel ne ferme aucune porte, mais pose la question que beaucoup se posent.
Mercato : ossature préservée, un ou deux départs ciblés
Sur le marché des transferts, Gradel tempère les scénarios catastrophistes. «Saint-Etienne ne vendra pas autant de joueurs que cela. Le club peut décider d’en transférer un ou deux, mais de repartir avec une ossature complétée par quelques renforts.»
Et pour rassurer ceux qui craignent une vente forcée par les finances : «Saint-Etienne reste un club attractif, même en Ligue 2. Économiquement, l’ASSE a les reins solides.»


