Mohamed Daramy a été appelé avec le Danemark pour remplacer Kasper Dolberg, forfait. Une convocation qui marque son retour au premier plan, même si son début de saison avec le Stade de Reims reste encore dépourvu de but et de passe décisive. Ses données révèlent pourtant une capacité de percussion très supérieure à la moyenne de Ligue 2.
Mohamed Daramy retrouve la sélection danoise. L’ailier du Stade de Reims a été appelé pour compenser le forfait de Kasper Dolberg lors des prochaines rencontres de Ligue des nations. Le Danemark doit notamment affronter la Norvège, le Portugal et le pays de Galles à deux reprises.
Cette convocation représente une étape importante pour un joueur qui cherche à retrouver son meilleur niveau. Son début de saison rémois ne se traduit pas encore dans les statistiques les plus visibles. Après six rencontres de Ligue 2 et une moyenne de 78 minutes disputées par match, Daramy n’a inscrit aucun but et délivré aucune passe décisive.
Ce bilan brut ne raconte toutefois qu’une partie de son début de saison. Les données DataScout dessinent le portrait d’un ailier extrêmement actif lorsqu’il s’agit de provoquer, porter le ballon et faire reculer un bloc adverse.
Daramy : un des ailiers les plus entreprenants de Ligue 2
Les valeurs du rapport DataScout correspondent à des centiles calculés par rapport aux autres ailiers de Ligue 2, sur une base de 90 minutes. Un centile de 85 signifie ainsi que le joueur fait mieux que 85 % des joueurs comparés dans l’indicateur concerné.
Daramy atteint le centile 100 pour les courses progressives. Aucun ailier de la population étudiée ne présente donc un volume supérieur dans ce domaine. Il se situe également au centile 98 pour les dribbles tentés et les duels offensifs disputés.
Le Rémois ne se contente pas d’accumuler les initiatives. Son taux de réussite dans les duels offensifs le place au 74e centile, tandis que ses dribbles réussis atteignent le 69e. Ces chiffres confirment sa capacité à éliminer et à gagner du terrain balle au pied.
Sa présence dans les zones dangereuses est également significative. Daramy se situe au 82e centile pour les touches de balle dans la surface et au 71e pour les passes réceptionnées. Son profil DataScout d’ailier provocateur obtient un indice de performance de 52, le neuvième meilleur de Ligue 2 dans ce rôle.
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Stade de Reims : une influence qui ne se transforme pas encore en buts
Le principal décalage apparaît dans les trente derniers mètres. Malgré son activité et sa capacité à pénétrer dans la surface, Daramy reste peu productif au moment de terminer les actions. Son volume de tirs se situe seulement au 31e centile et sa conversion au 26e.
Son centile de tirs cadrés atteint pourtant 89. Cela ne signifie pas que 89 % de ses tentatives sont cadrées, mais que son taux de tirs cadrés est supérieur à celui de 89 % des ailiers comparés. Le problème se situe donc moins dans la précision que dans le volume et la transformation de ses occasions.
L’indicateur reliant les buts aux expected goals le positionne au 21e centile. Il traduit une production inférieure à ce que la qualité de ses situations pouvait laisser espérer, sans permettre à lui seul de juger la finition sur un échantillon limité à six rencontres.
Le constat est comparable dans la création. Daramy ne compte aucune passe décisive et son volume d’expected assists se situe au 27e centile. Il se montre plus intéressant dans la préparation des attaques : son volume de deuxièmes et troisièmes passes avant un but atteint le 95e centile. Ses passes vers la surface se situent au 64e et ses passes clés au 55e.
Il participe donc régulièrement aux séquences dangereuses sans être encore celui qui apporte la dernière passe. Son faible centile de centres réussis, limité à 19, souligne également une marge de progression dans la qualité du dernier geste.
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Une explosivité encore utilisée par séquences
Le profil physique de Daramy présente une autre contradiction au Stade de Reims. Sa vitesse maximale se situe au 88e centile et ses accélérations brusques au 63e. En revanche, son volume global reste faible : deuxième centile pour la distance parcourue, dixième pour les courses à haute intensité et vingtième pour le nombre de sprints.
Ces données ne suffisent pas à établir un problème physique. Elles peuvent également dépendre de son rôle, de l’organisation rémoise et du comportement collectif de l’équipe. Elles montrent néanmoins que Daramy exprime davantage ses qualités par des accélérations ponctuelles que par la répétition permanente des efforts.
Son retour avec le Danemark ne consacre donc pas encore une renaissance statistique complète. Il récompense surtout le retour d’un joueur capable de provoquer des déséquilibres rares en Ligue 2. Pour franchir une nouvelle étape, Daramy devra désormais convertir cette percussion en buts et en passes décisives. Sa convocation le replace dans la lumière. Ses prochaines performances diront s’il peut durablement s’y installer.



