ASSE : « Ma priorité, c’est le travail »

par | Août 19, 2026 | Ligue 2

Attaquant, ailier, meneur de jeu, parfois même piston malgré lui : Thierno Ballo n’a jamais vraiment eu de poste fixe. À l’ASSE, cette absence de case semble enfin devenir un atout plutôt qu’une contrainte.

Arrivé cet été dans le Forez après une saison remarquée en Championship, l’attaquant guinéo-ivoirien de 24 ans s’est confié au Progrès sur sa polyvalence, sa vision du travail et son adaptation au projet de Ian Cathro.

Une polyvalence forgée à Chelsea, assumée à l’ASSE

C’est à Londres que Ballo a véritablement développé sa capacité à évoluer à plusieurs postes, presque malgré lui. « J’ai vu par exemple une grande différence en arrivant à Chelsea. Là-bas, il y a une plus grande individualisation du travail, notamment avec la vidéo. J’ai développé une vraie polyvalence dans le jeu aussi, je me suis même retrouvé à jouer piston, mais je préfère être attaquant. »

Chez les Verts, cette flexibilité tactique n’est plus subie mais recherchée par le staff. « Le coach a un projet différent de ce que j’ai connu la saison passée. L’équipe s’adapte à son système. Pour ma part, j’aime bien ça car je suis libre, je peux jouer attaquant, à gauche, à droite en numéro 10. » Une liberté de mouvement qui tranche avec des systèmes plus rigides connus par le passé, et qui semble parfaitement correspondre à son profil hybride.

La solidarité défensive comme contrepartie de cette liberté

Cette latitude offensive n’exempte pourtant pas Ballo des tâches défensives, bien au contraire. Le message de Ian Cathro est limpide sur ce point. « Il y a une demande de solidarité. C’est ça le football. Je me dois d’aider mes coéquipiers défensivement et eux aussi le font ensuite. » Un principe de réciprocité qui structure visiblement tout le collectif stéphanois, où chaque liberté individuelle s’accompagne d’un devoir collectif.

Le travail comme colonne vertébrale, depuis l’enfance

Cette discipline s’enracine loin dans son parcours. À 11 ans déjà, un épisode marquant à l’académie du Lask Linz avait posé les bases de cette exigence collective, quand un entraîneur l’avait placé dans les cages pour lui apprendre à partager le ballon plutôt qu’à jouer en solitaire. Une leçon qu’il a visiblement intégrée, puisqu’il la cite encore aujourd’hui comme un souvenir fondateur, aux côtés de Peter Huemerlehner, le coach qui l’a ensuite emmené avec lui en Allemagne.

Même la déception de n’avoir jamais percé en équipe première à Chelsea se transforme, chez Ballo, en discours orienté vers le travail plutôt que vers le regret. « Je retiens que c’était une chance d’être là-bas. Même si tout ne s’est pas passé comme je le voulais, j’ai pu m’entraîner avec l’équipe première, voir de grands joueurs. J’ai appris beaucoup sur mon poste, la volonté de toujours faire mieux. »

ASSE : Une priorité clairement affichée, loin des paillettes

Interrogé sur son quotidien après son premier but sous le maillot vert, inscrit face à Clermont, l’attaquant ramène systématiquement la conversation vers l’essentiel. « Je suis un gars simple, mon quotidien en dehors du foot, c’est aller un peu au cinéma, manger avec mes amis. La priorité, c’est mon travail, le football. Même si c’est du travail que l’on fait avec plaisir. »

Un discours qui résume bien le profil de ce globe-trotter du ballon rond : peu importe la position sur le terrain, tant que l’effort collectif reste au centre du projet.

Source : Le Progrès

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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