L’USL Dunkerque n’est pas relégué, mais son effectif fond comme en plein mois d’août. Le club nordiste termine dans le ventre mou de la Ligue 2 et se retrouve face à un exode massif cet été. Seize départs confirmés ou imminents, une direction qui s’en va aussi. De quoi s’interroger sérieusement sur la capacité du club à rester compétitif en Ligue 2.
Les départs confirmés : une hémorragie collective à Dunkerque
Huit joueurs ont déjà quitté le navire. Enzo Bardeli file à Levante libre, Eddy Sylvestre rejoint Farul Constanta, Marco Essimi s’engage avec Alverca, Alec Georgen part en fin de contrat. Quatre prêtés rentrent chez eux sans perspective de retour : Mathys Niflore retrouve Toulouse, Pape Diong retourne à Strasbourg, Morgan Bokele rentre à Metz et Lohann Doucet au Paris FC. Huit départs actés, dont quatre joueurs qui n’appartenaient pas au club. L’effectif se vide à grande vitesse.
Six libres qui ne signeront pas
À ces huit départs s’ajoutent six joueurs en fin de contrat dont le départ n’attend plus que l’officialisation. Vincent Sasso, Allan Linguet, Felipe Abner, Opa Sanganté, Marcos Lavin et Iñigo Eguaras vont tous quitter Dunkerque sans indemnité. Aucune négociation en cours, aucune prolongation en vue. Pour un club de Ligue 2 qui doit maintenir son niveau, perdre six joueurs expérimentés sans compensation financière fragilise considérablement la marge de manœuvre du mercato entrant.
Dunkerque : La direction aussi prend la porte
Le plus inquiétant n’est peut-être pas sur le terrain. Demba Ba, président délégué, et Romain Decool, responsable du recrutement, quittent tous les deux Dunkerque pour Le Havre. Deux hommes clés de l’organigramme, partis vers le même club concurrent en Ligue 2, simultanément, en plein mercato. Pour un club qui doit reconstruire son effectif, perdre à la fois son président délégué et son responsable du recrutement avant même d’avoir lancé les premières pistes, c’est un problème organisationnel majeur.
Un chantier colossal pour rester en Ligue 2
Dunkerque aborde la saison prochaine avec un vestiaire à moitié vide et une direction décapitée. Seize départs en quelques jours pour un club du ventre mou de Ligue 2, c’est une instabilité difficile à justifier sportivement. La question n’est pas de savoir si les Maritimes seront ambitieux la saison prochaine, mais s’ils parviendront à constituer un effectif suffisamment solide avant la reprise pour ne pas se retrouver en bas de tableau dès l’automne.


