Éric Roy vers la sortie à Brest. Après le départ de Grégory Lorenzi vers l’OM, c’est l’entraîneur lui-même qui pourrait lâcher le navire. Selon Brest On Air, la tendance est à une séparation entre le King et le Stade Brestois avant la reprise prévue début juillet. L’homme qui a emmené Brest en Ligue des champions vivrait mal l’absence de moyens et d’ambitions à la hauteur de ce qu’il a construit.
Lorenzi d’abord, Éric Roy ensuite. Le duo qui avait transformé Brest en club européen est en train de se désintégrer dans l’indifférence générale d’une direction qui ne semble pas prête à retenir ses hommes forts. Le directeur sportif a déjà posé ses valises à Marseille. L’entraîneur serait sur le point de faire de même, d’une façon ou d’une autre.
Un contrat restant, une envie qui s’érode
Éric Roy a encore un an de contrat avec le Stade Brestois, jusqu’en juin 2027. Sur le papier, il est donc lié au club. Dans les faits, les dernières tendances rapportées par Brest On Air pointent vers une fin de collaboration avant même le début de la préparation estivale. Une solution interne serait déjà envisagée pour lui succéder.
Ce qui ronge Éric Roy, c’est le décalage entre ce qu’il a réalisé et les ambitions que le club lui offre en retour. Emmener Brest en Ligue des champions depuis la Ligue 1, c’est l’un des exploits les plus improbables du football français de ces dernières années. Derrière, la direction n’a pas suivi. Les moyens sont restés modestes, le projet n’a pas évolué à la hauteur des performances. Roy s’en est plaint à plusieurs reprises en interne.
Éric Roy : Un profil rare que Brest ne remplacera pas facilement
Nommé en janvier 2023, Roy affiche 143 matchs sur le banc breton avec une moyenne de 1,48 point par match en Ligue 1. Avant Brest, il avait également exercé comme directeur sportif à Watford et Lens, et comme entraîneur principal à Nice. Un homme de foot complet, capable de penser un projet de A à Z, rare dans le paysage français.
Trouver un successeur qui comprend aussi bien l’ADN du club prendra du temps. La solution interne évoquée par Brest On Air suggère que le club ne cherche pas à recruter un grand nom, mais à limiter la casse.
Brest pourrait perdre ses cadres les uns après les autres. Le risque, c’est de perdre aussi ce qui faisait son identité.
Source : Brest On Air / Transfermarkt
Stade Brestois : Eric Roy, un départ de Brest probable


