Stade Brestois : Eric Roy, un départ de Brest probable

par | Mai 18, 2026 | Brest

Brest Roy

Brest termine sa saison sur un nul à domicile contre Angers (1-1) et neuf matchs sans victoire. Éric Roy n’a pas mâché ses mots : l’équipe s’affaiblit, le directeur sportif part, les questions s’accumulent. L’été brestois s’annonce particulièrement agité.

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Brest : Roy dresse un bilan sans fard « moyen plus »

La formule est lapidaire et dit tout. Éric Roy n’a pas cherché à embellir une fin de saison catastrophique : « Ça reste un match qui résume bien notre saison : moyen plus. On doit être capables d’aller chercher un peu plus. Il est évident que c’est aussi une saison qui doit nous faire réfléchir sur la suite. »

Le technicien brestois va plus loin et pointe une tendance qui l’inquiète sur la durée : « J’ai l’impression que, depuis que je suis là, l’équipe s’affaiblit année après année. Il ne faudrait pas que l’année prochaine, ce soit encore le cas. » Brest termine 17e au classement sur les dix dernières journées, avec seulement 6 points sur 30 possibles. La dynamique est mauvaise, le contexte autour du club l’est tout autant.

Brest : Lorenzi parti, un vide inquiétant

Gregory Lorenzi a quitté ses fonctions de directeur sportif après dix ans au club, direction l’OM. Roy a salué l’homme avant de soulever le problème concret que ce départ génère : « On a beaucoup d’incertitudes pour la suite, comment ça va se passer, comment le club va se réorganiser, notamment au niveau sportif. Il y a beaucoup d’incertitudes et je n’ai aucune réponse à vous donner. C’est sûr que ça peut être un peu inquiétant, un peu troublant. »

La phrase la plus révélatrice concerne les joueurs eux-mêmes : « Il y a des joueurs qui aimeraient avoir un interlocuteur, aujourd’hui ils n’ont plus d’interlocuteur. » En pleine période de mercato, avec des fins de contrat à gérer et des ventes à organiser, l’absence de directeur sportif est une bombe à retardement.

Brest : Roy lui-même dans le flou

Sous contrat jusqu’en 2027, Roy assure vouloir rester. Mais ses mots trahissent une vraie incertitude : « Je ne sais pas. Je suis sous contrat, il n’y a pas de raison que je ne sois pas là. Après dans la vie, il peut s’en passer des choses. Ma volonté c’est d’être là. Je veux être là dans des conditions qui permettent d’assurer la pérennité du club. Si on me dit que ce n’est pas possible, soit parce qu’on n’a pas les moyens, soit… » Il s’arrête. La phrase reste en suspens. Le message, lui, est très clair : Roy a besoin de garanties, et il ne les a pas encore.

« Je suis ambitieux aussi, j’ai besoin d’avoir des signes quelque part. » Un entraîneur qui réclame des signaux forts en fin de saison, c’est souvent un entraîneur qui prépare mentalement un départ.

Un été sous contrainte financière maximale

Le tableau de forme sur les dix dernières journées est impitoyable : 17e avec 6 points, devant seulement Metz (4 points). La chute des droits TV va frapper Brest de plein fouet. Le club devra vendre deux ou trois éléments majeurs pour équilibrer ses comptes, sans directeur sportif pour orchestrer ces dossiers, et peut-être sans son entraîneur pour préparer la saison suivante.

Lorenzi est parti. Roy est sur le fil. Les joueurs cadres seront vendus. Brest a vécu deux ans de rêve entre la montée en Ligue 1 et l’épopée européenne. L’atterrissage risque d’être brutal.

Source : L’Equipe

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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