Le dossier OGC Nice n’en finit pas de rebondir. Alors que L’Équipe évoquait hier un repreneur britannique en pôle position, Nice-Matin recadre : c’est toujours un investisseur américain qui tiendrait la corde, avec une date butoir fixée au 15 juin. Et côté banc, le nom de Claude Puel refait surface comme l’une des hypothèses les plus crédibles. Le feuilleton niçois repart dans tous les sens.
En 48 heures, le dossier a changé de visage deux fois. Hier soir, L’Équipe annonçait un fonds britannique en avance sur un concurrent américain. Ce mardi matin, Nice-Matin contredit la version : l’investisseur américain serait toujours dans la course, et pourrait officialiser le rachat dès le lundi 15 juin. Ineos aurait pris soin de faire signer un pacte de confidentialité entre les deux parties, au point que la transaction pourrait être compromise si ce pacte venait à être rompu. L’information qui filtre est donc ce que les deux sources veulent bien lâcher, pas nécessairement la réalité complète du dossier.
Ce qui est certain : Ineos ne demanderait plus que 50 millions d’euros pour céder le club, et serait prêt à éponger l’intégralité des dettes. Une concession significative qui dit beaucoup sur l’empressement du groupe de Jim Ratcliffe à solder ce dossier.
Moncada dans les starting-blocks, bloqué administrativement jusqu’au 17 juin
La date du 15 juin ne freine pas l’arrivée de Geoffrey Moncada à la direction sportive. L’Antibois, 39 ans, est encore retenu administrativement par l’AC Milan jusqu’aux alentours du 17 juin. Il se projette néanmoins déjà sur les contours de l’effectif, en restant connecté avec la direction du Gym sur les pistes de l’entraîneur visé. Le futur directeur sportif et le futur coach avanceront donc de concert, même si les deux nominations ne peuvent pas être officialisées simultanément.
OGC Nice : Dujeux trop pressé, Puel de retour dans la course
C’est là que le dossier se complique vraiment. Alexandre Dujeux était la priorité affichée du Gym. Mais l’ex-coach d’Angers, libre depuis la semaine passée, ne voulait pas se retrouver sans club et a voulu s’engager rapidement. Nice, paralysé par l’incertitude sur la vente, n’a pas pu répondre à temps. Dujeux n’a pas attendu.
Dans ce contexte, les noms circulent en interne avec des avis divergents. Olivier Pantaloni compte des partisans. Didier Digard et Philippe Montanier sont cités parmi les options. Mais selon Nice-Matin, Claude Puel redeviendrait une hypothèse parmi les plus crédibles. Le technicien de 63 ans, qui avait sauvé Nice en barrage face à Saint-Étienne avant d’être annoncé partant, pourrait donc finalement rempiler. Un retournement de situation que peu anticipaient il y a encore une semaine.
La reprise fixée au 8 juillet, le programme de préparation connu
Pendant que la gouvernance se cherche, le club avance sur le sportif. Nice devrait reprendre l’entraînement aux alentours du 8 juillet. Le programme des matchs amicaux est déjà connu : une rencontre face à Nîmes, un choc contre la Juventus Turin, qui devrait lever son option d’achat sur Jérémie Boga pour 5 millions d’euros, et un déplacement à Cagliari.
Le 15 juin approche. Nice a besoin de réponses sur trois fronts simultanément : le propriétaire, le directeur sportif, l’entraîneur. Rarement un club aura géré autant d’incertitudes en même temps à deux semaines de la reprise officielle.
Sources : Nice-Matin, iciazur


