Sanctionné par l’UEFA mais sauvé d’une exclusion européenne grâce à un sursis obtenu mercredi, l’OM doit éponger une amende de 10 millions d’euros et rééquilibrer ses comptes avant la reprise. A Marseille, tout le monde a un prix, même ceux qu’on annonce intouchables. L’Equipe fait le point.
Le verdict de la commission de contrôle financier de l’UEFA est tombé : l’OM reste qualifié pour la Ligue Europa, mais l’addition est salée. Dix millions d’euros d’amende, et l’obligation de revenir dans les clous financiers avant la reprise. Grégory Lorenzi, fraîchement nommé directeur sportif, hérite d’un été où chaque dossier compte. Mais comme souvent du côté de la Commanderie, même les certitudes affichées aujourd’hui peuvent voler en éclats si une offre suffisamment conséquente arrive sur la table.
OM : Les cadres, en théorie sanctuarisés
Trois noms reviennent comme les piliers autour desquels Lorenzi aimerait reconstruire. Facundo Medina, prêté par Lens la saison dernière, devrait voir son option d’achat levée à 20 millions d’euros — une formalité presque actée, sauf séisme. Sa valeur pourrait même grimper en cas de bon Mondial avec l’Argentine, sans que cela ne pousse l’OM à envisager une revente immédiate.
À ses côtés, Nayef Aguerd (15 M€) et Geronimo Rulli (6 M€) complètent le trio sur lequel la direction sportive entend s’appuyer pour structurer le vestiaire. Trois profils jugés stratégiques, mais qui restent, comme tout le reste de l’effectif marseillais, théoriquement sur le marché si l’opportunité financière devenait trop belle à refuser. D’autrant plus qu’ils disposent de salaires très confortables.
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Les retours de prêt, un casse-tête de logistique
Une demi-douzaine de joueurs reviennent de prêt cet été, et la plupart ne rentrent pas dans les plans. Ulisses Garcia, de retour de Sassuolo, doit trouver une porte de sortie, tout comme Neal Maupay, dont les deux buts en douze matchs avec le Séville FC n’ont pas convaincu les Andalous de lever l’option d’achat fixée à 6 millions.
Le flou est total pour Amine Harit et Angel Gomes, dont les statistiques modestes en Turquie et en Angleterre laissent présager un avenir loin de la Canebière. Faris Moumbagna est logé à la même enseigne après cinq apparitions discrètes avec Cremonese. Quid de Bamo Meïté.
Tout le monde a un prix, même les stars
Et puis il y a ceux qui devront faire vivre les caisses du club, sans distinction de statut. Mason Greenwood (55 M€), sous contrat jusqu’en 2029, devra partir. Manchester United conserve 40% des droits et pousse à la vente.
Igor Paixao (35 M€), Quinten Timber (25 M€) et Amine Gouiri (28 M€) figurent aussi sur la liste des actifs susceptibles de générer des liquidités importantes, même si Lorenzi entend limiter la casse pour préserver l’ossature de l’équipe. Leonardo Balerdi (18 M€), déjà tenté par un départ la saison passée, pourrait cette fois sauter le pas si l’OM obtient au moins 15 millions. Quant à Timothy Weah, prêté par la Juventus, son option d’achat à 20 millions dépendra largement de ses prestations en Coupe du monde — un Mondial réussi pourrait tout simplement le faire filer ailleurs avant même son retour à l’entraînement.
Pierre-Emile Højbjerg (15 M€) est sans doute le dossier le plus chaud. Une première offre de Besiktas, à 10 millions, a déjà été repoussée. L’Atalanta Bergame est désormais annoncée sur le coup. L’été sera chaud à l’OM. Comme chaque année.
Source : L’Équipe, Transfermarkt


