Retour au jeu et retour à la parole pour Valentin Rongier. Le capitaine du Stade Rennais, opéré du nez le 22 juillet, a foulé la pelouse du Roazhon Park pour la première fois depuis sa blessure, disputant 77 minutes contre Brentford. L’occasion pour lui de faire un point complet sur sa préparation et les lacunes défensives constatées de l’intérieur.
Plus de deux semaines après une fracture du nez qui l’a contraint à passer sur le billard, Rongier a retrouvé la compétition avec un masque de protection déjà porté à l’entraînement depuis plusieurs jours. Une contrainte qu’il devra encore supporter un moment, comme il l’a expliqué en zone mixte après la rencontre. « J’espère le moins de temps possible mais il ne faut quand même pas prendre trop de risques, parce que même si c’est consolidé, c’est encore très fragile. Et si je reprends un coup dessus, je pense que je ne vais pas apprécier ! C’est forcément gênant mais il faut que je m’y habitue, je n’ai pas d’autre solution », a-t-il confié, résigné mais lucide sur la nécessité de composer avec cet équipement inhabituel.
Sur le plan purement sportif, le capitaine rennais a livré un message rassurant quant à sa disponibilité pour la reprise du championnat, programmée le 23 août face au Paris Saint-Germain. « J’essaie de rattraper le train, parce que l’on travaille fort. Je m’entraîne bien mais le rythme des matchs est toujours difficile. Le but, c’est d’être prêt dans deux semaines », a-t-il détaillé, après avoir disputé 77 minutes avant de céder sa place à Mahdi Camara. Une jauge de temps de jeu qui, pour un joueur revenant tout juste de blessure, s’apparente à un signal positif avant l’échéance de championnat.
Une défense encore friable, les coups de pied arrêtés en cause
Associé à Sebastian Szymanski et Adrien Thomasson au cœur du milieu de terrain durant une grande partie de la rencontre, Rongier a également livré une analyse sans concession sur les fragilités défensives observées lors de cette préparation estivale. Le constat est sévère : sept buts encaissés en seulement deux matchs de préparation, face à Galatasaray puis Brentford, avec une récurrence inquiétante sur les phases arrêtées. « La prépa, c’est fait pour ça », a-t-il d’abord tempéré, avant d’insister sur la nécessité d’un ajustement rapide.
« C’est bien que l’on s’en rende compte maintenant, je pense que le coach et le staff vont insister là-dessus pour éviter que ça se reproduise. On a des joueurs de qualité de la tête, on a de la taille donc je pense qu’il faut juste changer un peu l’attitude dans les deux surfaces et je suis certain que l’on va régler ce problème », a détaillé le milieu récupérateur. Un discours qui traduit la confiance du capitaine dans les ressources défensives de son groupe, malgré des débuts de préparation contrastés sur ce plan précis.
Un profil clé pour le Stade Rennais cette saison
Le retour de Rongier tombe à point nommé pour le Stade Rennais, tant son profil pèse dans l’équilibre collectif breton. Les données de la saison écoulée en Ligue 1 illustrent une saison référence à son poste : 94 au centile Milieu Récupérateur, meilleur total de tout le championnat sur cet indice, et 93 au centile Meneur de Jeu en Retrait, également classé numéro 2 de Ligue 1 sur ce registre. Son volume défensif impressionne, avec 85 au centile interceptions et 87% de duels défensifs gagnés, tout comme sa contribution à la construction, avec 93 aux passes en profondeur et 90 aux passes vers le dernier tiers.
Physiquement, Rongier tourne à un niveau rare pour son poste, avec 98 au centile distance parcourue et 90 en distance à haute intensité, un volume athlétique qui explique en partie son influence sur le pressing et la récupération haute rennaise. Data’Scout rapproche son profil de ceux d’Elliot Anderson (Nottingham Forest, 79%), Lamine Camara (Monaco, 77%) et Douglas Luiz (Aston Villa, 73%), trois références du même registre de jeu à l’échelle européenne.



