Stade Rennais : Les vrais ambitions de Franck Haise pour les mois à venir

par | Août 14, 2026 | Rennes

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Objectif top 5 assumé, projet de jeu réaffirmé, place des jeunes de l’Académie précisée : Franck Haise a fait un large tour d’horizon avant la reprise du Stade Rennais.

L’entraîneur rennais a détaillé sa vision pour la saison à venir, entre exigence de résultats, philosophie de jeu et gestion de l’effectif.

Stade Rennais : Un objectif de moyens plutôt que de résultats

Interrogé sur une éventuelle ambition de top 5 cette saison, Haise a d’abord recentré le débat sur la méthode plutôt que sur le classement final. « Déjà, l’objectif est que mon équipe soit prête à performer tous les jours. Ce n’est pas un objectif de résultats mais de moyens. Je dois avoir une équipe combative, avec du caractère, où il y a du leadership et de la communication », a-t-il expliqué, avant d’ajouter : « Si l’on n’a pas ça, je peux vous annoncer les plus beaux objectifs du monde, on ne les tiendra pas ».

Sur l’objectif chiffré, l’entraîneur s’est appuyé sur la référence de la saison passée. « On a fini 6e l’année dernière, donc on va tout essayer pour faire mieux », a-t-il indiqué, empruntant une formule aux All Blacks : « L’objectif quand on arrive quelque part, c’est a minima de laisser le maillot à l’endroit où il était, et si possible de le laisser à une meilleure place ».

Coupe de France et Ligue Europa, des ambitions sans plafond

Sur les objectifs en coupes, Haise a fixé une même exigence de dépassement par rapport à l’exercice précédent. « En Coupe de France, quand on la commence, l’objectif, c’est de la gagner. Mais pour la gagner, il faut déjà faire mieux que l’année dernière où l’on a été éliminé en huitièmes de finale ». Sur la scène européenne, il a fixé un seuil minimal tout en refusant de se brider : « En Coupe d’Europe, un beau parcours, c’est a minima d’arriver dans des matches à élimination directe. Une fois que tu es dedans, il n’y a pas de limite d’objectif. Et il ne faut pas s’en fixer ». Une philosophie qu’il résume par une formule directe : « Quand on démarre une compétition, même si l’on sait que l’on n’a peut-être qu’une chance sur 100 ou sur 1000 de gagner, on l’a ».

Stade Rennais : Une équipe capable de progrès continus

Sur la qualité de l’effectif rennais, Haise s’est montré optimiste tout en insistant sur la nécessité de ne pas se satisfaire des premiers résultats. « On a un très bon effectif capable de faire de très bonnes choses. Mais ça ne doit pas être la fête au village si l’on gagne deux matches. On doit tout faire pour aller gagner le troisième, puis le quatrième », a-t-il détaillé, tout en gardant un regard lucide sur le niveau réel du groupe : « Tout en se disant que l’on n’est pas les meilleurs du monde, loin de là. On a beaucoup de travail, les deux derniers matches amicaux nous le prouvent ».

Le beau jeu, une exigence secondaire aux résultats

Interrogé sur l’attente du public rennais en matière de style de jeu, Haise a reconnu cette exigence tout en la hiérarchisant. « Oui, il y a une exigence d’avoir ici, entre-guillemets, du beau jeu, des mouvements, la volonté d’attaquer, de voir des occasions, des joueurs qui éliminent… C’est vrai, il y a ça. Mais avant tout, il y a une volonté d’avoir des résultats ». Un principe qu’il a illustré concrètement : « On peut faire de belles choses, tirer plein de fois au but, mais si vous perdez tous vos matches 3-2, personne ne sera content. Nous sommes juste jugés sur nos résultats ».

Stade Rennais : Les jeunes de l’Académie, une place au mérite

Sur l’intégration des jeunes du centre de formation, malgré la réputation rennaise en la matière, Haise a insisté sur une logique méritocratique plutôt que sur des quotas. « La place qu’ils méritent. C’est toujours une question de mérite », a-t-il tranché, citant plusieurs profils concernés : « Nagida, Belazzoug, Mayenda, Aït Boudlal, Quiñonez, Do Marcolino sont jeunes, qu’ils viennent de l’Académie ou qu’ils soient post-formés ». Il a également reconnu la particularité du modèle rennais : « Même si les gens ont été habitués à Rennes à voir beaucoup de jeunes sortir et être vendus, il ne faut pas oublier que c’est exceptionnel ».

Sur le processus de décision concernant ces jeunes, l’entraîneur a détaillé un fonctionnement collégial. « La décision de les faire passer par des étapes de développement supplémentaires est prise par différentes personnes au club : il y a Loïc Désiré, Maxime Le Marchand, Denis Arnaud, Pierre-Alexandre Lelièvre mon adjoint lié à l’Académie, il y a moi, et l’autre partie de mon staff technique ».

Des ailiers en un-contre-un, une richesse déjà présente selon Haise

Sur les interrogations autour du profil des ailiers de percussion dans l’effectif, Haise a défendu la richesse actuelle de son groupe. « Issa (Soumaré), Arnaud (Nordin), Mousa (Al-Tamari), Ludo (Blas), Elias (Quiñonez) et Eli (Mayenda) qui peut jouer sur un poste d’excentré, ils sont tous capables d’éliminer en un contre un », a-t-il listé, avant de relativiser la comparaison avec les meilleurs joueurs mondiaux : « On n’a pas de Yamal, mais six joueurs capables d’éliminer ».

Un formateur rouennais comme première influence

Sur ses inspirations dans le métier d’entraîneur, Haise a mis en avant une figure moins médiatique que les références habituelles. « La première personne qui m’a inspiré, c’était mon formateur à Rouen, Daniel Zorzetto. D’abord parce qu’il avait une approche très juste avec les gens », a-t-il confié, insistant sur l’importance du facteur humain : « Dans ce métier, les compétences humaines ont au moins autant d’importance que les compétences techniques ».

Stade rennais : Défense à trois, un débat jugé dépassé pour cette saison

Sur la question récurrente de son association avec la défense à trois, héritée de ses passages à Lens puis Nice, Haise a tenu à recentrer le débat sur ses principes de jeu plutôt que sur un système figé. « Mes principes de jeu, récupérer vite le ballon, être agressif sur le porteur, ne dépendent pas » d’une organisation tactique précise, a-t-il expliqué avant d’être coupé par le prolongement de la question.

Une assise défensive encore à construire

Sur les largesses défensives observées en préparation, notamment lors de la défaite face à Brentford, Haise n’a pas éludé le sujet. « Il n’y a qu’à regarder le match du week-end dernier contre Brentford ! On fait de bonnes choses dans l’utilisation du ballon, mais quand vous prenez quatre buts… », a-t-il reconnu, ajoutant l’exemple du revers à Galatasaray. Il a insisté sur la nécessité de retrouver une meilleure assise pour transformer une bonne dynamique offensive en résultats durables : « On a marqué sur chaque match de préparation, 25 fois sur les 12 derniers matches de la saison dernière. Mais on ne fait pas de résultats dans la durée si l’on n’a pas une assise défensive meilleure ».

Source : Ouest France (interview Franck Haise)

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Thomas Delcourt

Thomas Delcourt

Journaliste spécialisé Ligue 1, Ligue 2 et mercato sur Morning Foot.

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