AJA : Le maintien d’Auxerre à Lille a tout d’un épilogue miraculeux. Mais derrière la fête, une guerre froide couve depuis des mois entre Christophe Pelissier et le directeur sportif David Wantier. Le propriétaire chinois James Zhou doit vite trancher.
AJA : La folie s’est emparée d’Auxerre
Pelissier ou Wantier : il n’y a plus de place pour les deux à l’AJA
Guy Roux, 87 ans, a dit tout haut ce que le vestiaire murmure depuis longtemps. Juste après la victoire à Lille, l’emblématique ex-entraîneur de l’AJA n’a pas mâché ses mots : Pelissier avait un ennemi dans la place, il a fait le job malgré tout, et maintenant c’est à Zhou de rectifier les choses. Le message est limpide : si Pelissier continue, Wantier doit partir.
Le problème n’est pas récent. Depuis plusieurs mois, les deux hommes ne s’entendent plus sur l’essentiel : la gestion de l’effectif. L’entraîneur reproche au directeur sportif d’intervenir directement auprès des joueurs, court-circuitant son autorité. Roux, qui a rencontré Wantier en personne la semaine dernière, rapporte que ce dernier a admis les faits sans se défendre. Une cohabitation qui ne tient plus qu’à un fil.
Il faut dire que Guy Roux et David Wantier ne s’entendent pas du tout. Et c’est rien de le dire.
Zhou convoque tout le monde à Pékin
Le propriétaire chinois, retenu en Chine depuis l’été dernier, a convoqué le président Baptiste Malherbe et David Wantier la semaine prochaine à Pékin. Un entretien en visioconférence avec Pelissier pourrait compléter le tableau. L’arbitrage sera rendu là-bas, loin de l’Yonne.
Le dossier est cornélien pour Zhou. Pelissier dispose d’un contrat jusqu’en juin 2027 : le remercier coûterait deux millions d’euros charges comprises. Wantier, lui, met en avant un bilan mercato favorable sur deux saisons, avec un solde positif de 16 millions d’euros sur le marché des transferts. En période de vaches maigres sur les droits TV, cet argument comptable pèse forcément dans la balance.
Wantier, ex-ASSE, un nom qui ne laisse pas indifférent
Le directeur sportif auxerrois n’est pas un inconnu pour les supporters stéphanois. David Wantier a évolué dans l’orbite de l’ASSE avant de rejoindre l’Yonne. Un passé d’agent par dessus qui n’a rien arrangé à son image dans une ville où Pelissier est adulé. Le coach, lui, peut compter sur le soutien massif des supporters et celui appuyé du président Malherbe. Deux atouts non négligeables dans ce rapport de force.
Pelissier vers le TFC, Will Still vers l’AJA ?
Si Zhou tranche en faveur de Wantier, Pelissier ne manquera pas de prétendants. Son nom circule à Nantes, relégué en Ligue 2, mais surtout à Toulouse (TFC), club de son département natal, celui qu’il a toujours rêvé d’entraîner selon L’Équipe. Un départ doré pour un entraîneur qui aura réussi en Ligue 1.
Dans le même temps, le nom de Will Still, Anglo-Belge libre depuis son limogeage de Southampton en novembre 2025, circule à Auxerre comme successeur potentiel. Un profil jeune, moderne, qui collerait davantage avec les nouvelles ambitions du propriétaire.
L’été auxerrois s’annonce agité sur tous les fronts. Les probables départs de Lassine Sinayoko et Kévin Danois, convoités par des clubs de Premier League pour des montants pouvant dépasser 30 millions d’euros combinés, vont redistribuer les cartes financières. Il faudra reconstruire. Encore. La question est de savoir qui tiendra le stylo.


