AJA : Le feuilleton Pélissier à Auxerre pourrait connaitre un nouveau rebondissement. Selon nos informations, le président James Zhou tenterait de faire machine arrière après avoir pris conscience de l’impact négatif généré par l’éviction de l’entraîneur. Un retournement inattendu, quelques jours seulement après que Pélissier a été informé de son départ par Baptiste Malherbe.
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Zhou rattrapé par les conséquences, et par sa propre susceptibilité
La décision avait semblé tranchée. Mais derrière le licenciement de Pélissier se cachent des raisons qui dépassent le simple bilan sportif. Selon nos informations, James Zhou n’aurait pas apprécié que l’entraîneur ne mette pas suffisamment en avant les efforts consentis par la direction pour améliorer les conditions de travail du club. En particulier, le maintien de joueurs comme Sinayoko, perçu en interne comme un geste fort de la direction pour soutenir le projet sportif, n’aurait jamais été publiquement salué par Pélissier à la hauteur attendue par le propriétaire chinois. Le manager bourguignon n’a pas hésité a régulièrement se plaindre de son effectif.
Une susceptibilité qui, dans la culture managériale de Zhou, pèse. Ne pas reconnaître les efforts financiers et organisationnels de son patron, ne pas les valoriser publiquement : c’est ce qui a alimenté la fracture entre les deux hommes, au-delà des seules tensions avec le directeur sportif David Wantier.
AJA : La prise de conscience tardive ?
Mais depuis l’annonce du licenciement, quelque chose ne s’est visiblement pas passé comme prévu. Zhou aurait mesuré l’onde de choc générée dans l’environnement auxerrois. Le bilan de Pélissier, objectif maintien atteint, deux maintiens consécutifs dont le dernier arraché à Lille, a soudainement repris de l’épaisseur aux yeux du patron. La facture du licenciement, y contribue probablement aussi. Un tout qui fait cogiter.
Une machine arrière compliquée à actionner
Le problème est désormais pratique et humain. Des noms de successeurs ont déjà circulé publiquement, Will Still en tête, avec Alexandre Dujeux et Didier Digard en solutions de repli. Revenir sur une décision aussi publique sans perdre davantage de crédibilité institutionnelle est un exercice périlleux.
Pélissier lui-même aurait des raisons légitimes de refuser un retour dans un contexte aussi instable. David Wantier est toujours là. Comment reconstruire une relation de travail sereine après une éviction médiatisée, dans un club où les tensions avec la direction sportive restent entières ? La question de la confiance se pose avec acuité.
Ce retournement de situation, s’il se confirme, illustre une gouvernance auxerroise qui prend des décisions lourdes sans en avoir mesuré toutes les conséquences. Trop tard pour Pélissier ? Possible. À suivre.
Source : Morning-Foot / Sofascore


