Pierre Sage file en Premier League. Crystal Palace et le RC Lens sont sur le point de boucler un accord total pour le transfert du technicien français, meilleur entraîneur de Ligue 1 aux Trophées UNFP. Un départ à 5 millions d’euros qui libère Lens pour finaliser sa succession. Et Olivier Pantaloni, libre depuis Lorient, est en pole position pour prendre la suite.
Sage avait encore deux ans de contrat avec les Sang et Or. Peu importe : Crystal Palace, récent vainqueur de la Ligue Conférence, lui a proposé un projet en Premier League avec un salaire quatre fois supérieur à ce qu’il touchait en Artois. Autour de 100 000 euros brut mensuels selon L’Équipe, contrat jusqu’en 2029 plus une saison en option. Difficile de refuser. Le RC Lens ne pouvait pas lutter sur ce terrain.
Le transfert devrait rapporter environ 5 millions d’euros au club artésien. Une compensation correcte pour un entraîneur en fin de contrat dans deux ans, dont la valeur sur le marché venait d’être validée par le meilleur trophée individuel de la saison.
Pantaloni, le profil qui coche toutes les cases lensoises
Avec Dujeux officiellement nommé à Lorient ce mardi, le RC Lens perd un concurrent sérieux dans la course à Pantaloni. Le Corse de 59 ans, libre depuis son départ des Merlus, est désormais clairement en pole pour s’asseoir sur le banc du RCL.
Ce qui plaide pour lui : l’expérience, la liberté contractuelle, et surtout la compatibilité tactique. Pantaloni maîtrise le 3-4-2-1, formation de référence à Lens depuis plusieurs saisons. Pas besoin de révolution, pas besoin de période d’adaptation longue sur le plan systémique. Il prend un groupe qui connaît son football et peut travailler immédiatement.
Il y a aussi le facteur Cahuzac. Yannick Cahuzac, ancien capitaine emblématique du RC Lens, doit intégrer le staff technique cet été. Son retour est acté depuis des mois dans la perspective de le préparer à un rôle d’entraîneur principal dans les prochaines années. Cahuzac et Pantaloni ont formé un binôme efficace à Lorient. La greffe serait naturelle.
RC Lens : Videira dans le viseur, mais trop cher
Patrick Videira, l’autre option suivie par le directeur sportif Jean-Louis Leca, a un problème : il lui reste un an de contrat au Mans, promu en Ligue 1. Racheter ce contrat représente un coût supplémentaire que Lens n’a pas forcément envie d’assumer alors qu’il vient de dépenser de l’énergie à négocier le départ de Sage. Pantaloni, libre, règle cette équation par défaut.
Reste une contrainte dans le dossier Cahuzac. L’ex-capitaine passe son BEPF cette saison, avec huit semaines d’absence obligatoires à la clé. Le directeur sportif Leca n’a jamais envisagé de l’installer directement comme numéro 1. Pantaloni comme tête de pont, Cahuzac en apprentissage accéléré du métier à ses côtés : le plan est lisible, cohérent, et calé sur le long terme.
Lens a perdu son meilleur entraîneur au profit de la Premier League. Il s’apprête à en recruter un solide, expérimenté, et immédiatement opérationnel. Le timing est serré, mais le dossier avance.
Source : L’Équipe (Nathan Gourdol, 9 juin 2026)


