OGC Nice : Un an après une rupture des ligaments croisés qui a bouleversé sa carrière, Youssouf Ndayishimiye s’impose comme un cadre de la défense niçoise. Dans un entretien fleuve accordé à Nice-Matin, le Burundais se livre sans filtre sur sa reconstruction, son rapport à Claude Puel et son ambition pour cette dernière année de contrat.
Installé dans l’axe de la défense à trois d’Olivier Pantaloni, le défenseur de 27 ans a effectué sa première vraie présaison depuis 2023. Un signal fort après des mois compliqués.
OGC Nice : Une préparation enfin sereine
« C’était vraiment difficile les dernières années, je suis content de la faire cette saison. Ça fait du bien. Physiquement, je trouve que je suis beaucoup mieux par rapport à l’année dernière », confie Ndayishimiye. Une bascule qui coïncide avec son repositionnement dans l’axe, poste où il se sent pleinement à l’aise : « Je suis quelqu’un de sincère et je ne me considère pas comme un milieu. Je n’ai pas la qualité technique d’un Hicham Boudaoui dans les petits espaces ».
OGC Nice : Une saison passée à une seule titularisation, vécue comme une frustration
Limité à une unique apparition dans le onze la saison dernière, l’international burundais n’a jamais caché sa frustration. « C’était frustrant parce que je ne pense pas qu’on méritait de vivre ça. On avait assez de bons joueurs pour ne pas être dans cette situation », reconnaît-il, avant de tirer une leçon de cet exercice compliqué : « C’était vraiment difficile, vraiment effrayant. C’est une leçon à retenir ».
Un transfert avorté qui a fait mal
Le défenseur revient également sur l’épisode d’avril 2025, quand un départ semblait acté avant que tout ne s’écroule. « C’était un choc. Après trois mois, je n’arrivais pas à l’accepter, j’ai pris du poids, je ne travaillais pas, je restais à la maison », avoue-t-il, évoquant même une remise en question profonde de sa carrière : « Si Dieu a écrit que Nice sera le plus haut niveau de ta carrière, ce sera ainsi. Mais en vérité, c’était difficile à vivre, parce que mon rêve, je ne peux pas le cacher, c’est jouer en Premier League ».
Une relation apaisée avec Claude Puel malgré la rupture
Sur son carton rouge contre le PSG, seule titularisation de la saison passée, et la mise à l’écart qui a suivi, Ndayishimiye assume sans détour ses torts tout en pointant un manque de dialogue. « Après 3 mois, j’ai fait n’importe quoi et je n’écoutais personne », admet-il, avant de nuancer : « Le plus important, c’est qu’il n’y ait pas de manque de respect. Je regrette juste le manque de communication, de considération ».
Objectif : rejouer avec les jeunes, sans crainte de la concurrence
Entouré d’une jeune garde qu’il apprécie particulièrement (Junior Mandza, Djibril Coulibaly, Hamza Koutoune, Zoumana Diallo), le Burundais assume désormais un rôle de taulier. « Je n’ai pas peur de faire la saison avec les jeunes. Ils aiment trop travailler, ils sont beaucoup à l’écoute, franchement je n’ai pas peur », assure-t-il, avant de fixer son objectif personnel pour l’exercice à venir : « Être le meilleur possible ».
Wahi et Abergel, deux figures marquantes du vestiaire
Interrogé sur son ancien coéquipier Evann Wahi, Ndayishimiye n’a pas caché son admiration défensive à son égard : « Wahi, il fallait le protéger. Je n’allais jamais au duel avec lui ». Sur la grave blessure de Laurent Abergel, victime d’une rupture des ligaments croisés, le défenseur salue l’impact immédiat du nouveau capitaine dans le vestiaire niçois : « Lolo, c’est le vrai capitaine ! En un mois, il a donné le sourire à tout le monde ».
OGC Nice : Une dernière année de contrat à saisir
Sous contrat jusqu’à l’été prochain, Youssouf Ndayishimiye aborde cette saison décisive avec l’ambition de confirmer sa résurrection sportive et de prouver qu’il peut encore viser plus haut, comme potentiellement ailleurs.


