54 sur le pressing, contre 27 la saison passée. Sur le papier, l’OM presse deux fois plus qu’il y a un an. Alors pourquoi ce début de saison a-t-il un si mauvais goût ?
Après un été où l’OM a dû vider une partie de son effectif pour remplir ses comptes, Bruno Génésio est arrivé dans un club au contexte financier et sportif compliqué. Quelques journées plus tard, l’heure est déjà au premier bilan, alors que Marseille s’apprête à ouvrir sa campagne européenne en se déplaçant à Besiktas, actuel dauphin de Süper Lig.
Le bilan comptable : 13e après quatre journées pour l’OM
Sur le plan strictement comptable, le constat est sévère. L’OM pointe actuellement à la 13e place de Ligue 1, avec seulement une victoire pour trois défaites en quatre journées. Un début de saison qui interroge légitimement sur l’état de forme et le projet de jeu du club phocéen sous les ordres de son nouvel entraîneur.
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Ce que disent les chiffres : un pressing et une intensité en réalité en hausse
Pourtant, la comparaison Data’Scout entre cette saison et la précédente réserve une vraie surprise. Rappelons que ces indicateurs situent l’équipe par rapport à l’ensemble des clubs de la compétition sélectionnée. Sur le pressing, l’OM version 2026-2027 affiche un score de 54, contre seulement 27 la saison passée, soit un quasi-doublement de l’intensité défensive exercée sur l’adversaire. Même constat sur l’intensité globale, en nette progression à 43 contre 18 auparavant, et sur l’agressivité, à 82 contre 64.
La possession reste également stable à un niveau très élevé, à 91 contre 90 la saison précédente, tandis que la menace aérienne offensive progresse légèrement, à 55 contre 40. Sur le papier, l’OM ne joue donc pas plus mal que la saison dernière, et se montre même plus pressant et plus agressif dans son approche défensive.

Une adresse devant le but qui pose question
Le profil de l’équipe cette saison confirme certaines limites plus préoccupantes. Sur le plan offensif, la finition plafonne à seulement 41, un chiffre qui interroge au vu du volume de tirs produit (61) et de la possession écrasante affichée par l’équipe. La menace aérienne, malgré sa progression par rapport à la saison passée, reste également faible en valeur absolue, à seulement 20 sur l’échelle Data’Scout, alors que la défense aérienne, elle, culmine à 91, un contraste frappant entre les deux surfaces. Manque de talents ?
L’endurance collective demeure par ailleurs le point noir le plus marquant du profil marseillais, à seulement 11, confirmant des difficultés physiques récurrentes sur la durée des matchs, un problème déjà identifié la saison passée où ce même indicateur plafonnait à 8.
Højbjerg, Weah et Aguerd, les cadres doivent tenir la baraque
Sur le plan individuel, Pierre-Emile Højbjerg reste l’homme fort de ce début de saison avec une note de 89 et un statut de joueur le plus utilisé, à égalité avec Timothy Weah et Jansen de Lange, tous trois alignés 389 minutes. Weah (85) et Nayef Aguerd (80) complètent ce trio de tête au classement des meilleurs joueurs marseillais. Le style de jeu de l’OM se rapprocherait par ailleurs de celui de Villarreal (72 % de similitude), de Manchester United (69 %) et de Nice (63 %), des références qui confirment une identité de jeu basée sur la possession plutôt que sur la verticalité pure.
Cap sur Besiktas pour lancer la campagne européenne
C’est dans ce contexte contrasté, entre indicateurs collectifs en progression et résultats décevants, que Marseille s’apprête à démarrer sa campagne continentale sur la pelouse du dauphin turc. Un déplacement compliqué qui pourrait permettre à l’OM de confirmer, ou au contraire d’aggraver, les doutes qui entourent son début de saison.
Alors, l’OM va-t-il vraiment si mal ?
Au regard des seuls chiffres collectifs, difficile de parler d’un naufrage tactique pur. L’OM presse davantage, se montre plus agressif et conserve une assise offensive globalement comparable à la saison dernière. Le vrai problème semble donc se situer ailleurs, entre un déficit d’efficacité devant le but et une fragilité physique chronique sur la durée des rencontres, deux chantiers que Bruno Génésio devra impérativement corriger avant que la situation comptable ne devienne réellement préoccupante. Mais les limites évoquées ne sont-elles par ma conséquences des nouvelles demandes de l’entraineur Olympien ? Physiquement, l’OM semble avoir du mal à répondre aux éxigences. De quoi s’inquiéter ? L’avenir le dira.



