Stade Rennais : Muet lors de ses trois derniers matchs après une série impressionnante de sept buts, Estéban Lepaul pourrait connaître sa première sélection en équipe de France. Une actualité qui n’échappe pas à Franck Haise, alors que Rennes se prépare à défier Lyon samedi dans un choc entre deux équipes invaincues.
Après le nul concédé sur la pelouse du Sturm Graz en Ligue Europa (0-0), l’entraîneur rennais s’est exprimé par visioconférence depuis les environs de Maribor sur le passage à vide offensif de son attaquant vedette. « Il a eu quelques occasions, même de belles occasions », a observé Haise, avant de relativiser : « Il est aussi tombé sur un excellent gardien qu’on avait analysé ».
Le technicien rennais a surtout insisté sur la continuité du travail de son buteur malgré l’absence de réalisations récentes. « Ce qui me rassure, c’est qu’il s’est encore créé des occasions et qu’on l’a encore trouvé pour marquer des buts. Il a presque trop bien ou trop mal habitué les gens à marquer beaucoup », a-t-il expliqué.
Une éventuelle sélection qui interroge Haise lui-même
Sur l’impact psychologique d’une possible première convocation chez les Bleus alors que Lepaul traverse une période moins prolifique, Franck Haise s’est montré honnête sur son incertitude. « Quand un attaquant ne marque pas deux ou trois matchs de suite, et qu’il y a en plus cette liste derrière, on va dire que ça le perturbe ? Je ne sais pas honnêtement. Honnêtement, je ne sais pas si ça le perturbe », a-t-il confié, avant de tempérer par des éléments rassurants : « Ce qui est sûr, c’est qu’il travaille, il marque toujours des buts à l’entraînement, il se crée toujours des occasions en match ».
Stade Rennais : Frustration et mal de crâne pour Franck Haise
Stade Rennais : Les données confirment un attaquant toujours dans les standards
Les chiffres Data’Scout viennent appuyer le discours de Franck Haise sur la constance de son attaquant malgré la disette. Un indice de centile situe un joueur par rapport à ses homologues au même poste : un score de 85, par exemple, signifierait qu’il se classe devant 85 % des buteurs des cinq grands championnats. Sur cette échelle, Lepaul culmine à 91 sur le volume de tirs et 71 sur le pourcentage de tirs cadrés, deux valeurs qui confirment qu’il continue de se procurer et de cadrer des occasions, exactement ce qu’observe son entraîneur.
Son différentiel buts moins xG s’élève même à 77, un indice extrêmement favorable qui traduit une efficacité réelle sur la durée malgré le passage à vide ponctuel. Sur la création, il impressionne également avec 99 sur les passes en profondeur et 97 sur les deuxièmes et troisièmes passes décisives, confirmant un profil complet, capable de participer au jeu collectif au-delà de la seule finition. L’algorithme le rapproche d’ailleurs de profils prestigieux comme Taty Castellanos à West Ham (75 % de similarité) ou Nicolas Jackson au Bayern Munich (73 %).
Stade Rennais : Ne pas tout faire reposer sur Lepaul
Au-delà du cas individuel de son attaquant, Franck Haise a insisté sur la nécessité de diversifier les sources de buts au sein de son collectif. « On ne peut pas uniquement attendre qu’Estéban marque les buts, parce que ça va lui arriver de ne pas en marquer, ou que nos milieux marquent les buts, comme ça a été le cas récemment », a-t-il expliqué, appelant notamment ses excentrés à davantage se montrer décisifs : « Il faut que tout le monde, notamment nos joueurs offensifs de côté, marquent des buts, et soient efficaces, parce que c’est l’efficacité qui donne la véritable coloration d’un match ».
Lyon, un test de référence pour jauger le groupe rennais
Sur le déplacement à Lyon samedi, Haise a livré une analyse élogieuse de l’adversaire, qu’il considère comme l’une des références du championnat. « C’est une équipe qui aime maîtriser, par ses joueurs, sa qualité technique et le nombre de joueurs dans le cœur du jeu, et en même temps, c’est l’équipe la plus dangereuse de L1 sur les transitions », a-t-il détaillé, avant de conclure sur l’enjeu de cette confrontation entre deux équipes invaincues : « C’est une belle opportunité de toujours montrer qui on est, comment le groupe peut répondre ».
Source : L’Équipe (Johan Rigaud) ; Data’Scout



