Ian Cathro débarque à Saint-Étienne avec un CV portugais qui mérite d’être lu dans le détail. Car si la seconde partie de saison à Estoril a convaincu tout le monde, le début d’exercice raconte une autre histoire. Trois victoires, six nuls, huit défaites sur les premiers mois. À l’ASSE, il n’aura pas ce luxe. Explications.
Ian Cathro : Un démarrage qui a fait douter
En août 2024, Ian Cathro fait son retoru sur un banc en tant qu’entraineur principal après un échec en Ecosse en 2017. S’il joueit aujourd’hui d’une belle cote en Espagne, ses débuts n’ont pas été simples à Estoril.
Les captures de résultats parlent d’elles-mêmes. Entre août et octobre 2024, Estoril encaisse trois défaites en Liga Portugal : Vitória (1-0), Farense (1-0), Sporting (3-0). Deux nuls sans but contre Gil Vicente et Boavista. Une élimination en Taça de Portugal (3eme div Portugaise) contre Lusitano aux tirs au but (0-0, 4-3 aux tab). Sur cette période, le bilan est alarmant pour un club qui se veut reconstruction. Cathro tâtonne, cherche ses automatismes, perd des matchs qu’il ne devrait pas perdre.
ASSE : Cathro n’est pas Horneland, ce qui les rapproche et ce qui les sépare
Le tournant arrive en janvier. Estoril se réveille brutalement : 4-2 contre Estrela Amadora le 5 janvier, 3-2 à Santa Clara le 18, 1-0 contre Vitória le 26. Puis une série de victoires qui propulse le club dans le haut de tableau. Sur la seconde partie de saison, les chiffres sont ceux d’une équipe solide, attractive, qui assume son jeu. Porto (4-0) et Benfica (3-0) font partie des rares faux pas sur cette séquence.
Le problème pour l’ASSE : zéro marge d’erreur
À Estoril, Cathro a eu le temps de trouver ses marques. Le président lui a fait confiance malgré les turbulences initiales. À Saint-Étienne, le contexte est radicalement différent. Un club historique en Ligue 2, une pression médiatique et populaire permanente, des supporters qui ont vécu deux saisons de déception consécutives. La fenêtre de tolérance sera étroite. Bien plus réduite qu’au Portugal.
La Ligue 2 ne pardonne pas les démarrages poussifs. Un calendrier piégeux en août, trois défaites de suite, et le discours peut basculer très vite. Cathro devra arriver avec un système rodé, des automatismes posés dès la préparation estivale, et un effectif qui comprend immédiatement ce qu’il demande. Le tout sur un fond de mercato qui rendra son groupe instable, comme chaque été dans le Forez. Le temps d’adaptation qu’il a eu au portugal, il ne l’aura pas à l’ASSE.
Ce que ses premiers mois à Estoril enseignent
La lecture positive : une fois qu’il a trouvé son équipe type et ses principes installés, Cathro a produit du beau jeu. La montée en puissance a été spectaculaire. La lecture prudente : il a eu besoin de plusieurs mois pour y arriver, avec des ressources humaines qu’il connaissait déjà. À l’ASSE, il aura un effectif nouveau, un championnat inconnu, et une pression dès la première journée. C’est un défi d’une autre nature.
Source : Sofascore


