Deux passages, deux montées, un amour intact. Michel Der Zakarian et Nantes, c’est une histoire qui dure depuis presque vingt ans, et elle n’est visiblement pas terminée. À 63 ans, libre depuis l’été dernier, le technicien serait en discussions avancées pour prendre en main les Canaris relégués en Ligue 2. L’accord serait proche.
Vahid Halilhodzic n’a pas réussi à maintenir Nantes en Ligue 1. Le club cherche un successeur. Et le nom qui revient avec insistance ce dimanche soir, c’est celui de Michel Der Zakarian, selon L’Équipe. Les deux parties seraient proches d’un accord, sur fond de discussions déjà bien engagées.
Un indice concret a circulé il y a quelques semaines : le coach de 63 ans, qui réside en Loire-Atlantique, avait été aperçu au stade Marcel-Saupin le 20 mai dernier, lors de la finale du Challenge Espoirs remportée par Nantes face à l’OM (0-0, 5-3 aux t.a.b.). Présence anodine ou signe avant-coureur ? La suite semble répondre à la question.
Der Zakarian et Nantes : une relation qui remonte à 2007
Le lien entre l’homme et le club est tout sauf artificiel. Der Zakarian a déjà dirigé les Canaris à deux reprises. D’abord de février 2007 à août 2008, avec à la clé une montée en Ligue 1. Puis de 2012 à 2016, avec un deuxième accession parmi l’élite en 2013. Quatre ans de stabilité dans un club qui en a rarement connu.
Après Nantes, il a dirigé Montpellier, Reims, puis Clermont, où il a notamment contribué à la montée historique du club en Ligue 1 en 2021. Libre depuis l’été 2025, il attendait le bon projet. Nantes en Ligue 2, pour un troisième mandat, pourrait être ce projet.
FC Nantes : Un profil qu’il faut pour reconstruire
Nantes relégué n’a pas besoin d’un technicien séduisant. Il a besoin d’un technicien solide. Der Zakarian coche les cases : il connaît le club, il connaît la division, et il a une réputation de gestionnaire de vestiaire qui sait tirer des équipes vers le haut sans excès de communication.
Son football n’est pas spectaculaire. Son bilan, lui, est difficile à contester. Deux montées à Nantes, une à Clermont : dans l’exercice de la remontée, peu de coaches français font mieux sur la durée.
La question n’est plus de savoir s’il est le bon choix. Elle est de savoir si la signature se concrétise dans les jours qui viennent.


