Les Bleus sont en rassemblement. Didier Deschamps a pris la parole ce vendredi pour la première fois depuis le début de la préparation au Mondial 2026. Favori assumé, humilité réclamée, groupe pas encore au complet. Le sélectionneur a posé le cadre en quelques phrases qui disent beaucoup sur l’état d’esprit qu’il veut insuffler.
Favori oui, mais avec humilité exulte Deschamps
Deschamps ne joue pas la fausse modestie. La France fait partie des favoris, il l’assume. Mais il pose immédiatement le curseur au bon endroit. « Je ne veux pas refuser le fait qu’on fasse partie des favoris. Est-ce qu’on est supérieur à d’autres nations ? Comme avant chaque Coupe du monde, il y a sept, huit équipes qui ont cette ambition-là. Il n’y en a qu’une qui y arrivera. »
La nuance vient juste après, et elle est tranchante. « L’ambition, c’est quelque chose d’essentiel. Mais il y a un mot qui est aussi important, c’est l’humilité. C’est bien sur le papier, il y a plein de choses, mais malheureusement, il suffit un jour de faire un peu moins et on peut le payer cher. » Un message destiné autant aux joueurs qu’à l’extérieur. Les Bleus sont attendus, ils le savent, et c’est précisément pour ça qu’il faut se méfier de l’enflammement.
Bleus : La page est blanche, il faut l’écrire
Interrogé sur son propre état d’esprit à l’approche de ce qui pourrait être sa dernière Coupe du monde sur le banc des Bleus, Deschamps a répondu avec une formule simple qui résume tout. « En pleine énergie, focalisé, concentré sur tout ce qui nous attend, attentif à tous les détails. Je sais pourquoi je suis là. Avec une certaine expérience, bien évidemment, qui sert toujours. La page est blanche aujourd’hui, il faut qu’on écrive et qu’elle soit la plus belle possible. »
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Pas de nostalgie, pas de pression affichée. Un homme qui connaît son métier et qui sait exactement ce qu’il a à faire.
Pas de routine, jamais pour Deschamps
Sur la gestion du groupe en début de rassemblement, Deschamps a balayé l’idée d’une quelconque répétition mécanique. « Déjà, je ne suis jamais tombé dans la routine. Heureusement, sinon les gens s’endorment. C’est toujours un événement particulier à chaque rassemblement. Les joueurs le savent, ça ne sert à rien de se mettre trop tôt dans la compétition. Ils savent très bien ce qui nous attend, même si les contextes sont aussi différents. »
L’objectif affiché pour ces premiers jours est clair : ne perdre personne. « On ne veut perdre personne. C’est un accompagnement. Ceux qui joueront, il n’y a pas trop de soucis. Ceux qui jouent un peu, ça va. Ceux qui seront amenés à ne pas jouer… Parce qu’ils ont tous l’ambition. » La gestion des frustrations sera l’un des grands défis du rassemblement, comme à chaque grande compétition.
Le groupe pas encore au complet, les amicaux pour affûter
Le groupe n’est pas encore réuni dans son intégralité. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta doivent arriver samedi. Les six joueurs impliqués en Ligue des champions rejoindront le camp de base mardi matin. Le premier vrai rendez-vous est fixé au 4 juin face à la Côte d’Ivoire. « L’idéal, ce sera mardi, quand l’ensemble du groupe sera là. »
Les deux matchs amicaux, contre la Côte d’Ivoire puis l’Irlande du Nord, serviront à répartir le temps de jeu sur l’ensemble des 26 joueurs et à remettre tout le monde dans le rythme compétitif. « Il y aura une première partie plus athlétique pour remettre les têtes et le physique dans ce qui nous attend. Après, il y aura du ballon aussi. »
La Coupe du monde démarre aux États-Unis le 15 juillet pour les Bleus. Le groupe de la France est connu : Sénégal, Irak, Norvège. Deschamps le formule sans détour : « Je sais trop bien qu’avant de penser à tout là-haut, il y a des étapes importantes. On va tout faire pour être au rendez-vous. »
Une page blanche. Et l’envie d’écrire quelque chose de grand.
Source : Conférence de presse Équipe de France


