Philippe Montanier pourrait rebondir rapidement après l’ASSE. Selon nos informations, le technicien normand de 61 ans figure en bonne place sur la short list du FC Lorient pour succéder à Olivier Pantaloni. Alexandre Dujeux est également dans la course. Les Merlus doivent trancher vite.
Le parcours de Montanier depuis quelques semaines ressemble à un tour de France des clubs en reconstruction. Nantes d’abord, qu’il a refusé. L’ASSE ensuite, où la séparation s’est actée ce week-end après l’échec des barrages face à Nice. Lorient maintenant, qui cherche activement son entraîneur après les départs de Will Still vers Auxerre et de Stéphane Gilli vers Angers.
Lorient se retrouve avec Dujeux et Montanier sur sa table
Les Merlus ont longuement espéré Will Still. C’est terminé : le technicien belge s’engage en début de semaine avec l’AJA. Gilli était également évoqué mais prend la direction du SCO d’Angers. La short list lorientaise s’est donc réduite à deux noms selon nos informations : Alexandre Dujeux, qui vient de quitter Angers de son propre chef malgré un contrat jusqu’en 2028, et Philippe Montanier.
Ce dernier figure bien placé dans les discussions. Les Merlus apprécient son profil : un technicien expérimenté, capable de tenir une équipe en Ligue 1 avec des moyens contraints, qui a redressé l’ASSE en cours de saison avec une moyenne de 2 points par match. Insuffisant pour monter, mais suffisant pour attirer.
Montanier connaît la région, veut la Ligue 1
La piste Lorient ne sort pas de nulle part pour Montanier. Le Normand connaît bien l’Ouest de la France pour avoir entraîné le Stade Rennais. La région lui est familière, le contexte également. Et surtout, il veut la Ligue 1. Refuser Nantes en Ligue 2, c’était un message clair sur ses ambitions. Lorient, maintenu dans l’élite, correspond exactement à ce qu’il cherche : retrouver le devant de la scène au plus haut niveau.
Dujeux représente l’autre option crédible. L’ancien coach angevin a réussi deux maintiens consécutifs avec le plus petit budget de Ligue 1. Son profil colle aussi aux exigences lorientaises, avec une capacité éprouvée à tirer le maximum d’un groupe limité. Les deux candidats ont des arguments solides.
Lorient doit décider vite
La reprise approche doucement. Lorient n’a pas le luxe d’attendre. Chaque jour sans entraîneur est un jour de retard sur le mercato, sur la préparation, sur la construction du groupe. Black Knight Football Club, nouveau propriétaire des Merlus, va devoir trancher rapidement entre deux profils français expérimentés que le marché n’attendra pas longtemps.


