Le mercato des entraîneurs se décante à Lorient. Will Still file vers Auxerre, Stéphane Gilli vers Angers. Les Merlus se retournent et ciblent désormais Wilfried Nancy, libre depuis janvier, et Patrick Videira, sous contrat au Mans. Deux profils très différents pour une même mission : succéder à Olivier Pantaloni.
Comme indiqué par Mohamed Toubache-Ter, la piste Nancy a pris de la consistance cette fin de semaine. L’ancien entraîneur du Celtic Glasgow, libre depuis son départ précipité du club écossais le 5 janvier après seulement six matchs, a échangé avec Laurent Koscielny, directeur sportif des Merlus selon l’Equipe. Un contact direct qui dit beaucoup sur le niveau d’intérêt de la direction lorientaise.
Nancy, un profil qui plaît aux propriétaires de Lorient
Le timing n’est pas anodin. Black Knight Football Club, également actionnaire de Bournemouth, a repris Lorient ces derniers mois. Des propriétaires américains qui connaissent le parcours de Nancy depuis ses années en MLS : champion avec Columbus Crew en 2023, reconnu sur la scène nord-américaine avant de tenter l’aventure écossaise. Ce passé américain facilite naturellement le dialogue avec les nouveaux patrons morbihannais.
Le bilan au Celtic reste une ombre au tableau. Six matchs, deux victoires, six défaites. Un départ humiliant qui a refroidi la cote du technicien manceau de 49 ans. Mais pour Lorient, libre et disponible, Nancy coche des cases : expérience internationale, vision offensive claire, profil atypique qui correspond à la philosophie des multipropriétés anglo-saxonnes.
Videira, l’option sous contrat au Mans
En parallèle, Lorient regarde du côté du Mans et de Patrick Videira. L’entraîneur de 47 ans vient de réaliser deux montées consécutives en deux ans, du National à la Ligue 1. Un accomplissement rare qui lui a valu d’attirer l’attention de plusieurs clubs de l’élite. Lens le surveille également, et Le Mans n’a aucune intention de le laisser partir facilement. Il lui reste un an de contrat et le club sarthois sait ce qu’il tient.
Récupérer Videira sera donc plus compliqué et plus coûteux que de simplement appeler Nancy. Le profil est pourtant séduisant : un technicien qui connaît les championnats français de bas en haut, capable de fédérer un groupe et d’installer une identité de jeu rapidement.
Lorient doit trancher vite
La reprise approche. Lorient n’a toujours pas d’entraîneur, pas de cap sportif défini, et un effectif à reconstruire après le départ de Pantaloni et de son staff. Chaque semaine sans décision est une semaine de retard sur les concurrents directs qui ont déjà posé leurs bases pour la saison prochaine.
Nancy ou Videira : deux logiques différentes, une même urgence. Les Merlus vont devoir choisir.
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